Lait : Baisser l'âge au vêlage - Une efficacité économique indéniable

COGEDIS

Viser un âge précoce au vêlage permet sans aucun doute des améliorations techniques et économiques.

30 mois : c'est l'âge moyen au vêlage constaté chez les adhérents Cogedis. Pourtant, l'âge idéal en termes de rentabilité économique et de performance technique se situe plutôt autour de 24 mois pour les élevages en Prim'holstein. Le prix de revient d'une génisse prête à vêler de 30 mois, de potentiel génétique « classique », est de 1340 euros. Il se compose d'environ 900 euros de charges proportionnelles (alimentation, frais vétérinaires…) et de 440 euros de charges de structure (bâtiments, foncier…). Ces chiffres sont souvent sous-estimés, ce qui peut conduire à des dérives sur le nombre de génisses gardées par an. Autrement dit, et sauf potentiel génétique supérieur avéré, il est bien souvent inutile d'élever des animaux pendant plus de 2 ans dans le but de réaliser une plus-value hypothétique… La « sur-sécurité » en élevage peut coûter cher ! Il faut adapter la structure du troupeau, et donc le nombre de génisses à élever, en fonction de ce qu'il y a à produire.

30 euros d'économie par animal et par mois

Outre le nombre de génisses, leur durée d'élevage est un élément essentiel pour l'amélioration des résultats économiques. Un mois d'âge au vêlage gagné génère une économie d'environ 30 euros par animal d'après une analyse Cogedis. Sans oublier les impacts sur la structure du troupeau, sur le temps de travail et sur l'environnement. Prenons l'exemple de M. Lelait qui dispose de 425 000 litres avec un troupeau de 50 Prim'holstein et la suite. Son taux de renouvellement est de 35 % avec un âge au vêlage à 31 mois. Ce taux comprend une marge de sécurité éventuelle que l'éleveur souhaite conserver. Comme le montre le tableau 1, le choix du vêlage précoce permet de limiter le nombre d'animaux présents sur l'exploitation, à référence laitière égale ! Conséquences : des places libérées en bâtiment et baisse du temps de travail. En outre, cela entraîne une réduction des rejets azotés. Si l'on considère qu'1 UGB lait consomme entre 5 et 6 tonnes de matière sèche fourrages par an, et que M. Lelait, par l'amélioration de ses pratiques, évolue progressivement vers son objectif de 25 mois d'âge au vêlage, on peut envisager l'économie de plus de 30 tonnes de MS fourrages par an. Cela équivaut donc à environ 3 hectares de surface libérés pour d'autres orientations ou des cultures de vente. Cela peut aussi servir à nourrir des animaux supplémentaires en cas d'augmentation de la référence laitière. En améliorant progressivement l'âge au vêlage de ses génisses, tout en maîtrisant la structure de son troupeau, M. Lelait peut donc réaliser des économies substantielles (cf. tableau 2).

Lait produit par jour de vie

L'efficacité économique d'une baisse de l'âge au vêlage en dessous de 26 mois est indéniable. La partie « renouvellement » mérite d'être remise au coeur de l'élevage, et tenir la même place que la partie laitière. Les études menées par Cogedis sur des échantillons d'éleveurs laitiers spécialisés montrent que cette pratique n'altère en rien la carrière des futures laitières. Pour preuve, le lait produit par jour de vie de l'animal. Si, pour les vêlages précoces de 24 à 26 mois, ce critère est de 14 litres produits, il descend à 10 litres au-dessus de 30 mois. La productivité de l'élevage s'en trouve donc altérée. Et la rentabilité en subit également les conséquences : il existe une forte corrélation entre le lait produit par jour de vie et l'EBE. On constate un écart d'EBE de 15 à 25 €/1000 litres entre les extrêmes.

 

Source COGEDIS

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