Outil de gestion indispensable - Comprendre un bilan comptable

COGEDIS FIDEOR

Outil essentiel de la gestion comptable d'une entreprise, le bilan donne des clés au gestionnaire. Il joue un rôle d'autant plus important dans les périodes de crise.

Le bilan est une photographie à un instant T de la situation patrimoniale d'une entreprise. Comment lire un bilan, comment l'analyser, l'interpréter ? Le message délivré par cet outil comptable n'est pas à prendre à la lettre et mérite une lecture approfondie.

Fonds propres

A gauche : ce que possède l'entreprise (l'actif). A droite : ce que doit l'entreprise (le passif). Le principe de ce tableau chiffré est toujours le même, quel que soit le type d'exploitation. L'actif peut être immobilisé : il s'agit des immobilisations relatives à l'outil de production comme les bâtiments, le matériel, les installations, les parts sociales… L'actif peut aussi être circulant : il s'agit des stocks, des créances et de l'argent en banque. Au passif on trouve l'ensemble des dettes : fournisseurs, banque à court et moyen terme, compte bancaires débiteurs… L'actif et le passif étant égaux, la différence entre ce que l'on possède et ce que l'on doit constitue les capitaux propres ou fonds propres de l'entreprise. Si les fonds propres sont inexistants, c'est qu'en théorie l'entreprise est endettée à 100 %. Dans l'idéal, les fonds propres doivent être à hauteur de 20 % du total.

Bilan consolidé

La lecture « brute » des éléments du bilan ne suffit pas. Il est important de se poser les bonnes questions pour mieux les comprendre. A l'actif, par exemple, le foncier est-il inscrit ou pas et si oui, l'est-il en totalité ? Y a-t-il eu revalorisation des biens à l'occasion d'une création sociétaire par exemple ? Quel est le mode de valorisation des stocks : au cours du jour, au prix de revient, sont-ils décotés ou surcotés ? A-t-on choisi la date de clôture du bilan en fonction des stocks ? Pour un céréalier, la différence est importante si on choisit une clôture en juin ou en août… Côté passif, il faudra comparer les situations des comptes d'associés. S'agissant des dettes, existe-t-il des dettes professionnelles hors bilan (foncier, prêt JA…) ? Quelle est la situation des cautions vis-à-vis de tiers (dettes potentielles) ? Concernant le passif fiscal et social, il faudra vérifier s'il y a des Defi, des plus-values en sursis d'imposition et des litiges en cours.
Pour répondre à toutes ces questions, un retraitement du bilan peut s'avérer nécessaire. Objectif : affiner l'analyse, soit sur la valorisation des postes, soit parce que le bilan ne donne qu'une vue partielle de la situation comme dans le cas d'actifs et de passifs hors bilan, de multi-structures ou de multi activités. Ainsi, la réalisation d'un bilan consolidé de ces correctifs constitue une base d'analyse plus objective quand bien même une certaine expertise technique est requise pour le faire.

Efficacité économique

Dans le même esprit, l'analyse dynamique du bilan sur trois exercices est beaucoup plus intéressante qu'une analyse statique. L'analyse de l'efficacité économique sera, elle, conduite à partir de l'excédent brut d'exploitation (EBE). Rapporté au produit total, il permet de connaître la trésorerie dégagée sur l'activité. Rapporté aux annuités, l'EBE permet de mesurer la part de trésorerie ponctionnée par le paiement des annuités. Cette analyse doit être associée à une comparaison avec d'autres exploitations du même secteur grâce aux études de groupe.

Deux ratios à interpréter

Deux ratios classiques d'analyse financière sont directement issus de l'analyse du bilan :
- le taux d'endettement reflète la fragilité financière et sa dépendance vis-à-vis des créanciers. Il représente en pourcentage l'ensemble des dettes par rapport au total de l'actif.
- le fonds de roulement détermine le montant de la trésorerie disponible pour couvrir les dépenses engagées durant le cycle de production (avant la vente et le règlement du produit). Selon la production il faut pouvoir financer plus ou moins longtemps : exemple 6 mois de charges en cultures de vente, soit 600 à 700 euros /ha.

Source COGEDIS FIDEOR

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