Infarctus : Mieux le connaître pour le combattre

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Infarctus : Mieux le connaître pour le combattre

Alimentation trop grasse et trop abondante, manque d'exercice, notre coeur peut être malmené par notre mode de vie et notre alimentation. Les maladies cardiovasculaires représentent la première cause de mortalité en France. Face à ce fléau, la prévention reste la règle d'or.

Infarctus du myocarde, crise cardiaque, angine de poitrine, ces termes désignent une destruction du tissu cardiaque, consécutive à une diminution, voire un arrêt de son irrigation sanguine. Un Français sur dix meurt d'infarctus du myocarde (un sur cinq après 65 ans). L'infarctus affecte plus de 100 000 personnes par an.

Les candidats à l'infarctus sont trop souvent décrits comme des hommes surmenés ayant une alimentation trop riche, buvant trop d'alcool et de café, fumant un paquet de cigarettes par jour et faisant peu de sport. La réalité est légèrement différente… L'infarctus fait plus de victimes chez les classes défavorisées et les inactifs que chez les cadres, plus enclins à recourir à des soins médicaux. Et cette maladie n'est pas uniquement masculine. On observe une dizaine d'années d'écart entre les hommes, dont le risque d'infarctus lié à l'âge commence à 45 ans, et les femmes, pour qui il ne commence qu'à 55 ans.

Connaître son coeur

Le coeur est un muscle creux à quatre cavités : deux oreillettes, deux ventricules. Il propulse environ cinq litres de sang par minute pour fournir en oxygène l'ensemble de l'organisme. A lui seul, le coeur consomme 10 % de cet oxygène. A cette fin, il utilise ses propres artères : les artères coronaires. L'asphyxie menace le coeur lorsqu'elles sont obstruées et ne peuvent fournir suffisamment d'oxygène :
- si l'interruption du flux sanguin n'est que de courte durée, c'est l'angine de poitrine, qui se caractérise par une douleur au niveau du coeur lui-même,
- si l'interruption est totale, c'est l'infarctus du myocarde (le muscle cardiaque) qui se traduit par la destruction définitive de la partie du muscle cardiaque privée d'oxygène.

Dans de nombreux cas, l'infarctus est annoncé par certains signes :
- la douleur d'angine de poitrine (angor) ressentie à l'occasion d'un effort ou d'une émotion, voire sans cause apparente, durant le sommeil par exemple. D'intensité variable, elle siège au milieu de la poitrine en arrière du sternum, occupant une zone d'une largeur équivalente à une ou deux mains ouvertes. C'est alors une sensation angoissante de serrement (comme un étau). Elle peut se propager dans la mâchoire (comme une rage de dent), dans les épaules, les bras, les mains, le dos. Elle peut être brève (quelques minutes) ou prolongée et s'accompagner d'une grande fatigue, de nausées, de sueurs.
- des douleurs plus localisées, de siège et de durée variables ressemblant davantage à une brûlure ou une meurtrissure qu'au serrement caractéristique de l'angor.

Ces signes constituent de réelles menaces pour le coeur. Devant toute douleur thoracique de ce type, il faut appeler sans attendre son médecin traitant ou contacter les secours d'urgence (composer le 15). Ceux-ci évalueront la gravité de l'accident et organiseront la prise en charge du malade. Il n'y a pas une minute à perdre, car plus on intervient tôt, moins il y a de dégâts et de complications.

Les causes des maladies cardiovasculaires

La survenue de l'infarctus est souvent liée à des facteurs de risques maîtrisables :
- manque d'exercice physique,
- apport quotidien insuffisant en fruits et légumes,
- consommation excessive d'alcool,
- stress,
- obésité abdominale,
- tabagisme,
- hypertension artérielle,
- diabète,
- cholestérol élevé.

Ces facteurs expliquent à eux seuls 90% des infarctus chez les hommes et 94% chez les femmes. Mieux connaître ses propres facteurs de risque doit permettre à chacun d'entreprendre une démarche personnelle afin de prévenir un accident cardiovasculaire.

- Le cholestérol, ennemi numéro un
La cause initiale de l'infarctus est le rétrécissement lié à des dépôts de cholestérol sur la paroi de la coronaire. Plus le taux de cholestérol est élevé, plus le risque d'accident cardiaque est important. Il faut donc bien surveiller son cholestérol et faire doser le LDL cholestérol, dit mauvais cholestérol, dont le bon niveau dépend du nombre des autres facteurs de risque :
- 2,20 g/l en l'absence de risque,
- 1,90 g/l en présence d'un facteur de risque,
- 1,60 g/l en présence de deux facteurs de risque,
- 1,30 g/l en cas d'antécédent d'infarctus du myocarde.

La fréquence du bilan dépend également du nombre de facteurs de risque.

- Hypertension et diabète
L'hypertension semble davantage impliquée dans l'infarctus chez les femmes (36% des infarctus contre 19% chez les hommes). Il est donc important pour les femmes de mesurer très régulièrement mesurer leur tension. Quant au diabète, il explique 19% des cas chez les femmes contre 10% chez les hommes.

Un traitement médicamenteux ne peut être prescrit, notamment dans le cas d'une hypercholestérolémie, qu'après un régime diététique (cf. encadré) d'au moins trois mois.

Enfin, le tabac est la principale différence entre les hommes et les femmes. Ces dernières fument moins et cela se voit : le tabagisme est impliqué dans 44% des infarctus chez les hommes contre 16% chez les femmes. Une raison de plus pour arrêter de fumer !

Prévention cardiovasculaire : quelques règles diététiques

Les recommandations d'hygiène de vie sont extrêmement importantes et pas si difficiles à appliquer. Lorsqu'elles sont bien suivies, elles peuvent éviter l'instauration d'un traitement médicamenteux quotidien.

- Faire au moins trois repas par jour.
- Arrêter le grignotage entre les repas.
- Diminuer les graisses d'origine animale (viandes grasses, oeufs, charcuteries, fromages, beurre, crème fraîche) et les aliments riches en gras (fritures, cacahuètes ou autres fruits oléagineux, chocolats, glaces, pâtisseries et autres viennoiseries, biscuits apéritifs).
- Augmenter la fréquence de consommation de poisson. Préférer les viandes maigres (filet de porc, volailles sans la peau), les laitages écrémés.
- Favoriser les modes de cuisson sans graisse (vapeur, micro-ondes).
- Cuisiner avec des matières grasses d'origine végétale riches en acides gras monoinsaturés (olive, arachide, colza) ou polyinsaturés (tournesol, pépins de raisin, maïs...).
- Manger des fruits (glucides simples).
- Favoriser les glucides à faible index glycémique (fruits, lentilles, haricots blancs, pâtes...) et les féculents.
- Manger des aliments riches en fibres : un fruit et/ou des légumes verts à chaque repas, céréales complètes et légumes secs.
- Limiter la consommation d'alcool (deux verres de vin par jour au cours des repas).

Pratiquer régulièrement, une activité physique facilite la diminution de la masse grasse, du cholestérol, des triglycérides, de la tension artérielle... Ces nombreux bénéfices réduisent sensiblement le risque global de survenue d'accidents cardiovasculaires. Il n'est jamais trop tard pour surveiller son poids et commencer « à bouger »…

Source MSA Mayenne-Orne-Sarthe

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