Les vacances des agriculteurs seront-elles sacrifiées sur l’autel de la rigueur budgétaire ?

FNSR

La loi d’orientation agricole du 5 janvier 2006 a facilité la prise de congés par les agriculteurs en leur octroyant un crédit d’impôt pour se faire remplacer sur leur exploitation.

Depuis sa mise en place, cette mesure a largement fait la preuve de son efficacité et de sa nécessité. Plus de 20 000 agriculteurs et agricultrices en bénéficient chaque année. 165 000 journées de remplacement pour congés ont été réalisées en 2011 (+ 70 % depuis la création du crédit d’impôt), soit près de 30 % de l’activité des Services de Remplacement.

Assis sur le vivant, le métier d’agriculteur est une profession prenante, faite d’astreintes et de contraintes, qui permet difficilement de concilier temps professionnel et temps personnel. En permettant aux agriculteurs de partir de leur exploitation en toute tranquillité pendant quelques jours, cette mesure constitue une avancée sociale indéniable pour notre profession. Elle est un enjeu important quant à la qualité de vie, l’épanouissement personnel, le bien être social, l’ouverture sur l’extérieur, l’insertion et l’implication des agriculteurs au sein des territoires. Contribuant à l’attractivité du métier, elle est un facteur essentiel pour favoriser l’installation et la transmission des exploitations.

En outre, elle génère plus de 800 emplois salariés équivalents temps plein en milieu rural.

Ce dispositif a été reconduit l’an passé jusqu’au 31 décembre 2012.

Nous sommes actuellement très inquiets quant à sa prolongation au-delà de cette date. Le projet de loi de finances pour 2013, présenté lors du Conseil des ministres du 28 septembre 2012, ne prévoit pas en effet sa reconduction.

Parfaitement conscients des impératifs d’une gestion rigoureuse de nos finances publiques, sa remise en cause irait néanmoins à l’encontre d’une justice sociale envers les publics les plus fragiles, défendue par le Président de la République.

Nous demandons aux députés et aux sénateurs de tout mettre en œuvre, dans le cadre du débat parlementaire sur le projet de loi de finances pour 2013, pour que cette mesure soit prolongée.

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Commentaires 1

geifelle

Le problème n'est pas se savoir si au 1er janvier il y aura des aides pour les congés mais plutôt la rémunération du travail d'éleveur à sa juste valeur.
Personnellement, ma vie serais plus simple sans aide, mais avec un salaire qui reconnaisse mon savoir faire et mon temps consacré à mon métier. Alors messieurs les politiques bonne réflexion (si vous savez encore faire!!!)

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