MSA : Cancer colorectal

Christophe AVRANCHE

MSA : Cancer colorectal

Un geste simple qui peut vous sauver la vie !Le cancer colorectal est l’un des plus mortels. Pourtant, détecté tôt, il est guéri dans 9 cas sur 10. Le dépistage préconisé tous les deux ans est donc un atout majeur d’autant plus que le nouveau test mis en place depuis l’an passé est plus efficace et plus simple d’utilisation.

Détecté tôt, le cancer colorectal se guérit dans 9 cas sur 10

Le cancer colorectal évolue souvent, dans un premier temps, sans symptôme ou signe avant-coureur. Il est parfois diagnostiqué tardivement et nécessite alors des traitements lourds (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie). Or, le dépistage permet de détecter des polypes avant qu’ils n’évoluent vers un cancer ou bien d’identifier la maladie à un stade très précoce. Détecté tôt, un cancer colorectal se guérit dans 9 cas sur 10.

3e cancer le plus fréquent, il n’est pas à prendre à la légère

Avec 42 000 nouveaux cas détectés par an, le cancer colorectal est le 3e cancer le plus fréquent en France, après celui de la prostate et celui du sein. La vigilance doit être d’autant plus importante qu’il se situe encore aujourd’hui au 2e rang des cancers les plus meurtriers, après celui du poumon. On estime que 15 à 20% de ces décès pourraient être évités grâce au dépistage.

Un nouveau test a été lancé pour faciliter les démarches

L’année 2015 a marqué une avancée majeure dans le dépistage, avec le lancement d’un nouveau test. Ce dernier est plus simple d’utilisation : il ne nécessite plus qu'un seul prélèvement de selles et il limite leur manipulation. En effet, le bouchon du tube est relié à une tige à appliquer directement sur la selle. De plus, il est plus efficace et fiable, parce que plus sensible, pour détecter la maladie. Dans 96% des cas, le test est négatif. S’il est positif, votre médecin traitant vous orientera vers un gastroentérologue pour pratiquer une coloscopie.

Il est pris en charge passé 50 ans

Si vous avez entre 50 et 74 ans, vous êtes invité par courrier, tous les deux ans, à vous faire dépister. Dans le cadre du dépistage organisé, le test et son analyse sont pris en charge intégralement, sans avance de frais de votre part. La consultation médicale, où votre médecin traitant vous remet votre test s’il en juge l’utilité, est remboursée par la MSA dans les conditions habituelles de prise en charge.

Le dépistage est à réitérer tous les deux ans. Une consultation médicale est néanmoins nécessaire avant en cas de présence de sang dans les selles, de modifications soudaines du transit intestinal ou de douleurs abdominales persistantes.

Il touche aussi bien les hommes que les femmes

Passé 50 ans, il est difficile de ne pas se sentir concerné. En effet, près de 95 % des cas de cancers colorectaux surviennent après 50 ans. Et à la différence du cancer du sein ou de la prostate, il touche aussi bien les hommes que les femmes.

Le dépistage constitue l’arme la plus efficace pour lutter contre cette maladie. Parlez-en avec votre médecin traitant ou rendez-vous sur www.msa-mayenne-orne-sarthe.msa.fr,

www.e-cancer.fr ou au 0810 810 821 (prix d’un appel local).

Le dépistage en pratique

Le test immunologique, disponible depuis 2015, est un test simple et efficace qui permet de déceler la présence de sang humain dans les selles. Il est délivré par le médecin traitant et est à réaliser chez soi. Il consiste à prélever un échantillon de selles et à l'envoyer au laboratoire indiqué sur l'enveloppe T fournie avec le test. Un mode d’emploi détaillé et illustré est également joint.

Le test est à poster au plus tard 24 heures après sa réalisation. En retour, le laboratoire informe des résultats du test sous 15 jours, avec copies au médecin traitant et à la structure locale en charge des dépistages.

Si le résultat est négatif (environ 96 % des cas), cela signifie qu'aucun saignement pouvant témoigner de la présence d'un cancer ou de lésions précancéreuses n'a été détecté au moment du test. Il est important de refaire le test tous les 2 ans.

Si le résultat est positif (environ 4 % des cas), cela ne signifie que du sang a été détecté dans les selles. Pour en identifier l'origine, le médecin traitant orientera vers un gastro-entérologue afin qu'il réalise une coloscopie. Effectué sous anesthésie, cet examen permet de déceler la présence éventuelle de polypes et de les retirer avant qu'ils ne se transforment en cancer. Si un polype a déjà évolué en cancer, plus on le détecte tôt, plus les chances de guérison sont importantes.

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