MSA : Fièvre catharrale ovine : Prudence dans l'Ouest de la France

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MSA : Fièvre catharrale ovine : Prudence dans l'Ouest de la France

Suite à la découverte de nouveaux cas dans notre région, il est aujourd'hui temps de faire le point sur cette épizootie qui touche également les élevages ovins et caprins, et aussi plus rarement les bovins.

La fièvre catharrhale ovine (FCO ou « bluetongue – langue bleue » en anglais) est une maladie infectieuse virale vectorielle non contagieuse des moutons. Elle est inscrite à la liste A de l'Office international des épizooties.

Un virus transmis par la piqûre infectante d'un moucheron se nourrissant du sang des moutons, provoque l'apparition de la maladie. L'animal atteint peut maintenir le virus sur une période de plusieurs semaines ou mois. Dans le cas des bovins, le délai est encore plus long, expliquant la persistance du virus dans les régions à hiver froid.

Les signes cliniques observés sur les animaux infectés peuvent être les suivants : oedèmes et ulcérations buccales ou nasales, boiteries, oedème et érythème des mamelles…

Il faut rappeler que cette maladie n'affecte pas l'homme et n'a strictement aucune incidence sur la qualité des denrées.

Un traitement préventif à privilégier

Le traitement du troupeau en mode préventif avec un antiparasitaire n'est pas obligatoire, mais fortement recommandé. Si son efficacité particulière sur la fièvre catharrale n'a pas été scientifiquement prouvée, les éleveurs testeurs ont remarqué une mortalité moindre et une infection mieux contenue. Les symptômes liés à la maladie sont également atténués.

Le choix de l'agriculteur doit se porter sur un produit possédant les deux indications « mouches » et « ovins » et il faut respecter à la lettre les posologies indiquées. La pulvérisation se fait sur l'ensemble du corps de l'animal, y compris la tête. Une application en Pour on est également possible, en prenant soin de bien écarter la laine du mouton lors de l'application. Un animal de boucherie peut être traité au moins quinze jours avant sa commercialisation.

Il ne faut pas oublier de désinsectiser les bovins, dans le cas d'un élevage mixte, ainsi que les bâtiments et véhicules de transport de matériel. Attention néanmoins à la nocivité des produits : il ne doivent souvent pas être utilisés en présence des animaux.

Actuellement, une aide de deux euros par ovin est accordée à l'éleveur qui pratique la désinfection à titre préventif, mais cet encouragement risque de disparaître d'ici à la fin de l'année, en parallèle avec une mise en place obligatoire de la vaccination.

En cas de FCO

La découverte de la FCO sur un territoire entraîne des restrictions commerciales sévères. Celles-ci concernent les animaux des espèces sensibles à la maladie (ovins, bovins, caprins principalement) et leur semence, ovules et embryons (restrictions des mouvements d'animaux).

La prophylaxie, c'est-à-dire la conduite à tenir pour prévenir l'apparition ou la propagation de la maladie, définit la mise en place de zones réglementées. Celles-ci visent à limiter la circulation du virus, et à mettre en oeuvre des actions de lutte contre les insectes vecteurs (désinsectisation, imposée cette fois-ci, des animaux et des moyens de transport), des mesures de surveillance clinique, sérologique et entomologique dans les zones réglementées, des mesures sanitaires et/ou vaccinales.

Aucune mesure de limitation de la circulation des personnes, ni de désinfection (pédiluves ou rotoluves), n'ont été retenues, puisque la maladie n'a pas de mode de transmission indirecte (fumier, poussières…). Il faut néanmoins se méfier du vent, susceptible de transporter les insectes responsables.

De ce fait, les zones réglementées autour des foyers sont relativement importantes. Les mouvements d'animaux d'une zone à risque élevé vers une zone de risque moindre, ne sont autorisés que dans certaines conditions.
Ces zones sont, dans l'ordre du risque le plus élevé au moins élevé :
• les périmètres interdits, s'étendant sur au moins 20 km de rayon autour des foyers
• la zone de protection, autour des périmètres interdits et jusqu'à 100 km des foyers
• la zone de surveillance, autour de la zone de protection et jusqu'à 150 km des foyers
• la zone indemne, au-delà de 150 km autour des foyers.
Les mouvements d'animaux à l'intérieur d'une zone, se font sans formalité sanitaire particulière vis à vis de cette maladie.

Soyons vigilant !

Nous devons tous être sensibilisés sur la FCO, ainsi que sur sa propagation dans les élevages de la région… La rapidité et la pertinence de notre réaction sont les meilleurs moyens de la contenir et de l'éradiquer efficacement.

Pour tout renseignement sur l'évolution de la maladie et le zonage mis à jour, vous pouvez vous renseigner à la mairie de votre domicile.

Si vous recherchez des informations complémentaires sur la maladie, contactez la Direction des services sanitaires, ou le Groupement de défense sanitaire de votre département.

Enfin, vous pouvez également vous informer auprès du service Santé-sécurité au travail de la MSA Mayenne-Orne-Sarthe

Source MSA Mayenne-Orne-Sarthe

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