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MSA : La sclérose en plaques

Christophe AVRANCHE

MSA : La sclérose en plaques

La sclérose en plaques est une maladie chronique du système nerveux central qui affecte les adultes jeunes. Elle évolue avec le temps, mais une prise en charge précoce et un traitement adapté aident à en ralentir la progression.

Une maladie chronique évolutive

En France, une personne sur mille est atteinte de sclérose en plaques et 2 500 nouveaux cas se déclarent chaque année. Cette maladie débute en moyenne vers l’âge de 30 ans. Elle affecte le système nerveux central (cerveau, moelle épinière) et le nerf optique. C’est une maladie auto-immune, c'est-à-dire que le système immunitaire qui, par définition, protège contre les agressions extérieures, s'emballe et attaque la gaine protectrice des cellules nerveuses (myéline). Ces attaques inflammatoires surviennent en général par poussées, mais l’évolution peut aussi être progressive, surtout quand la maladie débute après 40 ans. La répétition des poussées altère le fonctionnement des cellules nerveuses, entraînant des troubles moteurs (baisse de la force musculaire), sensitifs (modification de la sensation du chaud-froid, du toucher, fourmillements...), de l'équilibre, visuels, urinaires… La fréquence des poussées est variable d’un individu à l’autre, en moyenne une par an. Lorsque la crise est passée, les symptômes disparaissent complètement en quelques semaines. Malheureusement, au fil du temps, les séquelles s’accumulent, entraînant le risque d’un handicap permanent. Les conséquences sur la vie personnelle, familiale et professionnelle sont souvent difficiles à surmonter par le malade et peuvent être source d’angoisse, voire de dépression.

Gérer la maladie

Les signes cliniques de la sclérose en plaques et l'évolution de la maladie sont aujourd'hui bien connus. Entre autres symptômes, on dénombre les faiblesses musculaires, les troubles cognitifs (perte de mémoire), visuels, de l’équilibre, du sommeil.Depuis 15 ans, la recherche s'est développée de façon spectaculaire et de nouveaux médicaments permettent de ralentir l'évolution de la maladie. En parallèle, l’accompagnement des malades dans leur vie quotidienne s’est fortement développé.Une fois le diagnostic confirmé par le neurologue, une prise en charge thérapeutique adaptée est mise en œuvre. Elle associe traitements médicamenteux et intervention de professionnels de santé susceptibles d’apporter un confort physique et un réconfort moral (ophtalmologues, rééducateurs fonctionnels, psychologues, infirmières, kinésithérapeutes…). L’objectif étant de réduire le risque de handicap tout en aidant le patient à accepter la maladie et à mener une vie la plus proche de la normale.

Le quotidien d’un malade

La sclérose en plaques retentit sur de nombreux aspects de la vie des malades, bien qu’elle affecte chacun d’entre eux de manière différente. S’entendre dire que l’on risque de développer une sclérose en plaques a des répercussions psychologiques : refus, déni, perte de confiance en soi, colère, peur… Un soutien psychologique peut s’avérer utile pour accepter la maladie et ses conséquences invalidantes. L’environnement médical présent autour des malades est là pour les aider à gérer au quotidien les problèmes et répondre aux questions qu’ils se posent : comment annoncer le diagnostic à ses proches ? Quelles sont les incidences sur la vie intime (sexualité, troubles urinaires…) ? Une grossesse est-elle envisageable malgré tout ? Comment gérer la fatigue et le stress ? La douleur va-t-elle s’intensifier au fil du temps ?...Une vie équilibrée, sans stress, une alimentation saine alliée à des temps de repos quand le besoin s’en fait sentir sont autant d’atouts qui permettent de mieux vivre la maladie. Il est indispensable pour les malades d’apprendre à gérer leur stress et de reprendre des forces entre chaque crise pour mieux affronter la suivante.

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Commentaires 1

moonette

Je suis atteinte de sclérose en plaque depuis ma 1ère grossesse voici 30ans. J'ai vécu sans le savoir 20 ans bien que suite à mon accouchement j'étais devenue momentanement aveugle (coincement du nerf optique mais à 21 ans et dans l'ignorance de la maladie...) je n'ai pas fait de recherche spéciale jusqu'au jour où ...je ne pouvais plus trop marcher, j'étais sans cesse fatiguée, j'avais mal dans les jambes, des fourmis dans les mains.
Bref, on ma appris que j'avais cette SEP!
Beaucoup d'essais de traitement et enfin un qui me convient : j'ai eu un 2ème enfant à 39 ans et me suis installée agricultrice avec le papa.Maintenant j'ai 52 ans et j'ai bcp de mal à faire mes journées. Sieste obligatoire. Pas facile de vivre ...des fois, j'en ai marre; ce ne serait pas ma fille qui est accro aux vaches laitières, j'abandonnerais.C' est dur mais pas invivable; il faut surtout que l'entourage comprenne.

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