SR 15 : s’il n’existait pas, il faudrait l’inventer

Patricia OLIVIERI

Le Service de remplacement a enregistré une hausse de près de 8 % de son activité en 2013.

L’activité du Service de remplacement Cantal(1) présentée mardi 13 mai lors de l’assemblée générale de la structure a une nouvelle fois démontré toute l’utilité et l’importance de cet outil pour l’agriculture cantalienne. Un outil que bien d’autres professions libérales lui envient. Ainsi, avec près de 63 % des journées de remplacement réalisées par la centaine d’agents du service(2) pour les motifs maladie, accidents, décès, congés paternité ou maternité, le SR 15 confirme plus que jamais son rôle social, a souligné le président Jean-Marc Crespin. Et après un léger repli en 2012, l’activité remplacement est repartie à la hausse en 2013 dans le Cantal avec un total de 8 370,5 journées, soit + 7,9 % par rapport à l’année précédente. Si 200 jours supplémentaires sont malheureusement à mettre au crédit d’exploitants accidentés, les responsables du SR se félicitent de l’essor retrouvé des motifs congés paternité et maternité.

Jean-Marc Crespin s’est félicité d’une activité en hausse sur les motifs congés maternité et paternité.

Un effet “papa boom”

En 2013, 22 agricultrices en ont bénéficié pour un total de 1 489 journées (contre 1 080,5 en 2012) mais, phénomène nouveau, les papas s’y mettent aussi : ils étaient seulement 45 en 2012 à solliciter un agent pour congé paternité (pour 494 journées) ; l’an dernier, 68 agriculteurs ont choisi de pouponner pour un total de 751 journées (+ 52 %).  En revanche, les exploitants cantaliens ont moins eu recours au service pour s’évader en vacances (1 298,5 jours, - 5,53 %). Faut-il y voir l’effet d’un printemps “pourri” et donc de travaux à rattraper l’été ? Quoi qu’il en soit, ce motif représente plus de 15 % des journées assurées. À noter enfin dans le détail de ces journées, une moindre sollicitation du service par les responsables professionnels pour assurer des missions liées au développement agricole ou pour mandat syndical. Sachant qu’en 2013, ces deux motifs, avec la formation, absorbent 21,44 % de l’activité du service. La répartition des remplacements par secteur géographique est restée sensiblement identique aux dernières années : le secteur de Saint-Flour est le premier demandeur avec 2 132,5 journées (+ 400 journées/2012), devant celui d’Aurillac (1 619,5 jours) et, plus inattendu, celui d’Allanche (802,5 jours), puis de La Roquebrou (564,5 jours, en nette hausse). La structure départementale a géré, elle, en direct, 1 795 journées. Ce bon fonctionnement du service repose sur un réseau de huit fidèles responsables locaux, chargés de la gestion du planning des agents dont le président a salué l’action et la disponibilité 7 jours sur 7. Jean-Marc Crespin a aussi dressé le bilan du contrat d’assurance liant le SR 15  à Groupama. Un contrat souscrit par 628 adhérents en 2013 (- 4,85 %) et qui a permis la réversion d’indemnités journalières sur 1 252 journées correspondant à 54 agriculteurs remplacés.

(1) L’un des 435 qui existent en France. (2) Dont 121 agents en CDD, 2 en CDI temps plein, 8 en CDI intermittents et 1 CDI administratif pour un total de 31,9 ETP.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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