Vaccinations : Se protéger à tous les âges

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C'est la semaine de la vaccination. Le vaccin reste la protection la plus efficace pour lutter contre certaines maladies. Où en êtes-vous de vos vaccins ? Etes-vous à jour de vos rappels ?

Depuis plus d'un siècle, la politique vaccinale a permis de réduire considérablement le nombre de malades et de décès par maladies infectieuses. Si la plupart de ces maladies ont été rendues plus rares, les microbes qui les véhiculent existent toujours, en France ou dans le monde. Certaines vaccinations restent donc indispensables, pour se protéger individuellement et dans certains cas collectivement. Toutefois, pour rester efficaces, la plupart des vaccins exigent des rappels réguliers, même à l'âge adulte.

La vaccination, une protection efficace

Tétanos, polio, diphtérie, coqueluche, rubéole, tuberculose, hépatite B, grippe... Ces maladies sont dangereuses, mortelles dans certains cas. Elles peuvent entraîner des complications très graves et laisser de lourdes séquelles. Les progrès de la médecine ne doivent pas faire sous-estimer les risques. La vaccination est souvent le seul moyen de garantir une protection efficace.

La plupart des vaccins sont préparés à partir d'un microbe rendu inactif ou d'un virus vivant atténué, auquel on a fait perdre son pouvoir nuisible. Introduit dans l'organisme, il y provoque la formation d'anticorps. Ces anticorps détruiront le microbe en cause si celui-ci entre de nouveau en contact avec la personne vaccinée.

La vaccination, c'est aussi pour les adultes

L'exercice de professions spécifiques ou encore les voyages à l'étranger impliquent des vaccinations particulières. Mais certains vaccins sont recommandés pour tous. Et parce qu'ils ne garantissent pas toujours une protection durable, il est important d'effectuer des rappels, même à l'âge adulte.

Avoir manqué un rappel ne signifie pas devoir reprendre la vaccination à zéro. A tout moment, il est possible de « se mettre à jour ».

Certains vaccins peuvent avoir des effets secondaires, le plus souvent limités (fièvre, douleur au point d'injection...). Ces désagréments ne justifient pas un refus de la vaccination, les maladies contre lesquelles les vaccins protègent pouvant avoir des conséquences beaucoup plus graves. Il existe de très rares cas de contre-indication, que le médecin traitant identifiera au moment de la visite.

Quelques conseils

Faites inscrire par votre médecin le nom du vaccin et la date de vaccination dans votre carnet de vaccination ou celui de votre enfant. Respectez, pour chaque vaccination, le nombre et les intervalles entre les injections. Si vous êtes en retard dans vos vaccinations, parlez-en à votre médecin.

La rougeole priorité vaccinale en 2011

Du fait de la progression inquiétante de l'épidémie de rougeole, la France a de nouveau choisi la vaccination contre la rougeole comme priorité 2011 : 600 cas de rougeole déclarés à l'InVS en 2008, 1500 en 2009, plus de 5 000 cas en 2010, plus de 3400 cas notifiés sur les deux premiers mois de l'année 2011.
Cette épidémie est la conséquence d'un niveau insuffisant de couverture vaccinale : 82% des personnes ayant eu la rougeole en 2010 n'étaient pas vaccinées et 13% n'avaient reçu qu'une dose de vaccin.
Cette infection ne touche pas que les enfants : elle atteint aujourd'hui les bébés (moins de 1 an) et les jeunes adultes (en 2010, plus de la moitié des malades avait plus de 14 ans). Cette maladie, considérée encore à tort comme bénigne, peut avoir des conséquences graves : pneumonies et encéphalites (avec handicap irréversible), pouvant conduire des hospitalisations (un cas sur 3 en 2010), voire des décès.
La seule solution pour interrompre cette épidémie est pourtant simple : la vaccination avec deux doses, pour les personnes âgées de 1 à 31 ans.

Source MSA Mayenne-Orne-Sarthe

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