Abeilles : le gouvernement s'engage à réduire le recours aux pesticides

Abeilles : le gouvernement s'engage à réduire le recours aux pesticides

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, veut "aller vers une diminution du recours aux pesticides" afin de lutter contre la mortalité des abeilles.

"On va aller vers une diminution du recours aux pesticides et pour cela il faut "intégrer toutes les nouvelles techniques" de production durable, a déclaré vendredi le ministre à la presse. Par exemple "sur la technique de conservation des sols, on a la possibilité de couvrir avec des fleurs et penser aux abeilles en même temps", a-t-illustré.

Par ailleurs, le ministère de l'Agriculture va entamer la semaine prochaine avec le ministère de l'Environnement des discussions pour engager  une lutte contre le frelon asiatique, a annoncé M. Le Foll qui recevait vendredi un rapport sur l'apiculture durable, rédigé par François Gerster, inspecteur général de la santé publique vétérinaire.

La semaine dernière, l'Union Nationale de l'Apiculture Française (Unaf) a  plaidé pour un retrait du Cruiser (Syngenta) et du Gaucho (Bayer) sur céréales à paille.  Stéphane le Foll a déjà  interdit le Cruiser OSR en juin sur le colza.

La profession souhaite également que le frelon asiatique soit classé dans la catégorie des nuisibles. Aujourd'hui présent dans une cinquantaine de département, c'est "très gros tueur d'abeilles car 5 frelons suffisent pour anéantir une dizaine de ruches", selon l'Unaf.

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Commentaires 6

permaculteur

yannb85,
C'est ma triste expérience d'apiculteur, qui vois ses ruches peuplées d'abeilles locales dépérir dans l'environnement agricole, et ce de plus en plus et depuis des nombreuses années. Vois les différentes études faites sur les néonicotinoïdes par les scientifiques indépendants des firmes agrochimiques, notamment au USA et en Angleterre et du sera très surpris d'apprendre quelle est leur impact sur l'environnement naturel.
C'est pour cela que je ramène chaque fois que c'est possible mes ruches en milieu urbain, comme de très nombreux apiculteurs dans notre coin.

pestos

Il est évident que les pesticides sont en grande partie responsables de la disparition des abeilles et je m'étonne qu'on puisse encore en douter et minimiser leurs effets. Ne voit-on pas aux États Unis les producteurs d'amandes avoir recours à l'implantation de ruches dans leurs vergers pendant la période de polennisation car tous les insectes polennisateurs locaux ont disparu sous l'effets des pesticides.

comtadino

Quand un insecte rencontre un nouvel insecticide, il s'en sauve collectivement parcequ'il se reproduit très vite et énormément . c'est la politique des berceaux . stimulons la reproduction des abeilles, avec de la nourriture et la création de nouvelles colonnies par l'élevage des reines robustes .

yannb85

permaculteur
Il faut aider les abeilles, mais se n'est certainement pas avec ses discours simpliste que l'on va y arriver.
On nous à déjà fait le coût avec le gaucho et le régent (et cruiser maintenant).Si vous voulez vraiment les aidé , ayez le courage de lutter contre nosema varoa et les divers maladies ramené par les "boites allumette"(reine ramener en fraude sans précaution sanitaire qui refont apparaître des maladies disparues)Trop facile et surtout inefficace de se cacher derrière le Pb des pesticides.heureusement il n'y a que en France ou les choses se passe comme cela et grâce aux autre pays (qui n'ont jamais interdit le gaucho le régent et le cruiser)le Pb des abeilles 's' éclairci et on avance.Au fait en vendée pour la campagne 2011/2012 en colza production de semence : Avec un apiculteur professionnel ,plus de 1000 ruches dans des colza cruiser sans aucun probleme(comme en Allemagne depuis 2004)

permaculteur

Les pesticides modernes ayant des principes actifs 100 fois plus puissants que leurs prédécesseurs, les agriculteurs peuvent mettre autant de fleurs dans les champs qu'ils veulent, cela ne changera rien et la disparition des abeilles continuera à s'accélérer.

D'autre part réduire la quantité de pesticides neurotoxiques n'a quasiment aucun effet sur la disparition des abeilles car les seuils d'application incriminés sont bien inférieurs au seuil létal officiel reconnu.

C'est une interdiction générale et totale de ces produits et en particulier des néonicotinoïdes qu'il faut s'orienter.

L'agriculture s'est passée de ces produits neurotoxiques depuis des millénaires et cela fonctionnait relativement bien, même avec la mécanisation.

C'est donc une fois de plus une cautère sur une jambe de bois. Business as usuel.

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