Agriculture bio : Nouveau look pour une demande accrue

M.-D. Guihard et N. Ouvrard

Les filières françaises d'agriculture biologiques lancent leur propre marque.

L'association Alternative Bio 2009 a dévoilé la nouvelle marque privée de l'agriculture bio française. Il s'agit de Bio Cohérence qui remplacera progressivement le logo AB. Seuls les produits ayant respecté les méthodes de production et de transformation contenues dans le règlement européen et le cahier des charges de la marque pourront porter cette pastille. « Nous voulons entrer dans une démarche de progrès, avec la possibilité de faire évoluer le cahier des charges basé sur la solidarité entre les acteurs, la concertation, permettant d'aller plus loin sur les aspects environnementaux », explique la Fnab. En 2009, les ventes de produits bio ont progressé de 20 % dans la grande distribution, pour la deuxième année consécutive, avec des pics de + 50 à + 70 % pour certains produits.

Loué recherche producteurs de maïs

Les poulets de Loué bénéficient eux aussi d'une demande soutenue. Afin d'assurer un approvisionnement local pour l'alimentation de ses volailles, la coopérative de Loué a créé en 2009 l'association Grains de Terroirs Bio permettant aux producteurs de la zone d'IGP de cultiver des céréales et protéagineux pour les éleveurs de Loué. Ce sont 1863 hectares qui ont été contractualisés en 2010 et la coopérative cherchait encore des surfaces de maïs fin mars. Un contrat engage pour cinq ans le producteur, la coopérative, l'organisme stockeur et des fabricants d'aliments. Mais l'évolution de la réglementation pourrait compliquer l'utilisation des protéagineux dans l'alimentation animale bio. Le nouveau règlement applicable en 2012 exige que 100 % des ingrédients soient certifiés bio, contre 80 % actuellement. Ces 20 % de tolérance permettaient jusqu'ici de compléter les formules à base de pois et de féveroles, déficitaires en méthionine et en lysine, avec des protéines végétales pas toujours certifiées bio. L'impossibilité d'incorporer ces additifs exclurait le pois au profit du tourteau de soja, plus riche. Mais l'apport de soja ne résoudra pas tout, et pose la question de l'approvisionnement local. Les professionnels demandent donc de conserver une souplesse de 5 % de produits non certifiés.

Source Réussir Grandes Cultures Mai 2010

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