Assurance récolte : Une protection à étudier

Philippe Grailhe, Hervé Conan

C'est au moment des semis que la souscription de l'assurance récolte intervient. Et c'est à l'heure des récoltes qu'il faut commencer à y réfléchir. Voici un tour d'horizon de ce qu'il faut savoir pour étudier les propositions de votre assureur.

Le fonds national de garantie des calamités agricoles ne couvre plus les pertes dues aux aléas climatiques en grandes cultures. L'assurance privée prend le relais. Cette protection s'applique soit à l'ensemble de l'exploitation, soit à la culture (à l'exception des pâturages). Un contrat à la culture assure toutes les parcelles d'une exploitation implantée avec une même culture. Vous pouvez par exemple assurer uniquement la culture de blé pour l'ensemble de l'exploitation. Par contre, il est impossible d'assurer une parcelle de blé sur deux.

Mini et maxi

Le contrat doit couvrir au minimum les risques de sécheresse, grêle, gel, inondation ou excès d'eau, vent ou tempête et, au maximum, les risques fixés par l'arrêté du 22 janvier 2010 (température basse, excès de température ou coup de chaleur, poids de la neige ou du givre, manque de rayonnement solaire). L'assurance récolte se déclenche en cas de perte de rendement, consécutive à un aléa climatique (et non à une baisse de revenu liée au prix). Les pertes sont donc mesurées par rapport à un rendement garanti. Plus le rendement garanti sera élevé, plus les pertes pourront être conséquentes et donner lieu à des indemnités. La cotisation d'assurance est, quant à elle, fonction du capital garanti, calculé en multipliant le rendement garanti par un prix. Rendements et prix sont appréciés sur la base de références historiques ou personnalisées. La cotisation dépend également du niveau de franchise que vous aurez retenu. À l'image de l'assurance automobile, plus la franchise à la charge du client est faible, plus la cotisation d'assurance, mais aussi la couverture, sont élevées.

 

Coup de pouce de 65 % en 2010

L'intégralité de la cotisation d'assurance devra être payée au plus tard pour le 31 octobre prochain. La subvention de 65 % de la cotisation* instaurée en 2010 pour encourager l'assurance récolte sera versée quatre mois après, soit au printemps 2011. À noter : ce coup de pouce est d'origine européenne (Pac).

* prise en charge de 65 % de la cotisation relevant d'un contrat de base à la culture, défini par un seuil de déclenchement à 30 % et une franchise de 25 %. Dans les faits, la subvention nette peut être estimée à 61 %.

 

 

Source CER France, Gérer pour gagner

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