Bio : et si c’était le moment ?

Réussir Grandes Cultures Février 2013

Bio : et si c’était  le moment ?
On sait aujourd'hui piloter une exploitation céréalière spécialisée en bio. © G. Omnès

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Bio : et si c’était  le moment ?

Voir dossier de Réussir Grandes Cultures de février 2013. RGC n°266, p.68 à 80.

Passer en grandes cultures biologiques ? La question pourrait sembler incongrue au premier abord, dans un contexte où la bonne tenue des prix sur le marché conventionnel ne pousse pas à une remise en cause de son système ni à la quête désespérée de valeur ajoutée.
Paradoxalement, la période est pourtant propice pour se poser la question. D’abord parce que la filière grandes cultures bio s’est fortement structurée ces dernières années. Un marché plus lisible et mieux documenté, des relations renforcées entre les maillons de la chaîne... Cette meilleure organisation permet aujourd’hui de mettre en relation offre et demande de façon beaucoup plus efficiente qu’il y a encore cinq ans.
Par ailleurs, nombre de freins techniques ont été levés : on sait aujourd’hui piloter une exploitation céréalière spécialisée en bio, même si toutes les questions n’ont pas encore trouvé de réponse. Les données économiques disponibles témoignent aussi de la pertinence du modèle bio, y compris dans les phases de prix élevés, en raison d’une autonomie accrue des systèmes en agriculture biologique, moins dépendants aux intrants et donc moins fragilisés par les variations de chiffre d’affaires. Les prix élevés actuels sont même un atout pour les candidats à la conversion. Ils facilitent en effet le passage en douceur de la phase transitoire de la conversion, pendant laquelle les volumes de production sont ceux de la bio, tandis que les récoltes sont encore commercialisées dans le circuit conventionnel.
Les motivations des agriculteurs qui se convertissent sont variables mais toujours très personnelles, comme l’expriment les agriculteurs dans ce dossier. Ils aspirent au respect de l’environnement bien sûr, notamment en zone de captage. Le challenge agronomique les motive, tout comme le besoin de retrouver une plus grande autonomie, sans oublier l’intérêt économique en réduisant notamment leurs charges. En moyenne, le délai de réflexion pour se lancer dans l’agriculture biologique est de six ans, selon une enquête réalisée en Poitou-Charentes. Mais un tiers des agriculteurs qui se sont convertis ces deux dernières années disent avoir mis moins d’un an pour se décider. La présence d’opérateurs et d’agriculteurs bio à proximité de chez eux y est sans doute pour quelque chose.

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Commentaires 3

disasterpiece

Le Bactériosol est surtout connu pour être un engrais(30 uN/100kg) et non un amendement donc oui on peut être productif si on met des engrais, tiens donc comme le conventionnel, raisonné, bio (rayer les mentions inutiles).
Le mots de la fin revient à Lavoisier : RIEN NE SE PERD, RIEN NE SE CREER, TOUT SE TRANSFORME

max2484

Et avec certains amendements, type Bacteriosol, les rendements sont là!

Rérris

Produire des céréales en bio, c'est économiquement viable, c'est intêressant de ce remettre en question et c'est satisfaisant de produire quelque chose de plébiscité par le consommateur, alors pourquoi s'en priver ?

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