Biocarburants : Deuxième rapport de l'Ademe

Nicole Ouvrard

Sans prendre en considération les changements d'affectation des sols, les émissions de gaz à effet de serre sont réduites de 50 à 70 % pour les productions de biocarburants issus de cultures françaises par rapport au diesel et à l'essence. Pour la filière biodiesel, les réductions observées sont conséquentes pour l'ensemble des voies (59 % pour l'ester de colza et 73 % pour le tournesol). « Ces résultats satisfont pleinement aux critères de durabilité définis par la directive énergies renouvelables », se réjouit Sofiprotéol.

Le rôle du protoxyde d'azote

Quant aux bioéthanols, les réductions se situent dans une fourchette de 49 à 66 %, ce qui laisse une marge par rapport à la première étape de – 35 % imposée par la directive, mais nécessitera des progrès technologiques pour respecter le seuil de – 50 % en 2017. Les trois paramètres pilotant ces niveaux sont le rendement à l'hectare, les apports d'engrais et les émissions de protoxyde d'azote, ces dernières restant encore mal connues. « Nous estimons à 50 % la marge d'incertitude sur ce poste », reconnaît l'Ademe.
Au-delà des émissions de gaz à effet de serre, l'étude fait le point sur trois nouveaux impacts : le potentiel d'eutrophisation, de photo-oxydation et de toxicité humaine, avec des bilans mitigés pour les biocarburants. Elle fait aussi des simulations sur les changements d'affectation des sols, les biocarburants européens étant peu concernés.

Source Réussir Grandes Cultures Mai 2010

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