Bioplastiques : Un bel avenir pour la chimie du végétal

Nicole Ouvrard

Aujourd'hui, le marché français des produits biosourcés ne représente que 10 000 tonnes de biopolymères, soit 0,16 % du marché total des plastiques. Les volumes restent faibles, mais le potentiel de croissance est important », s'est enthousiasmé Christophe Rupp-Dahlem, président de l'association Chimie du végétal (ACDV) lors d'un colloque de l'Unifa (industriels des fertilisants) en avril. « De nouveaux marchés à fort volume sont indispensables pour justifier les investissements et faire baisser les coûts de production », poursuit le directeur des programmes chimie du végétal chez Roquette.

Le marché européen des bio-plastiques (ici cotons-tiges) pourrait être multiplié par dix d'ici 2020. (N. Ouvrard)

Le marché européen des bio-plastiques (ici cotons-tiges) pourrait être multiplié par dix d'ici 2020. (N. Ouvrard)

Besoin d'un coup de pouce

Cette société a lancé fin 2010 Gaïalène, sa première gamme de résines végétales thermoplastiques à base de blé. S'ajoutera bientôt la fécule de pomme de terre, celle-ci étant intéressante pour sa blancheur et son absence d'odeur dans les emballages. L'association chimie du végétal demande un soutien des pouvoirs publics. « On estime que le marché européen des bioplastiques, de 260 000 tonnes en 2010, serait multiplié par dix en présence d'une politique européenne spécifique, mais par trois si rien ne change », considère le président de l'ACDV.

Source Réussir Grandes Cultures Avril 2011

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