Blé : la 3e meilleure récolte depuis 2000

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Blé : la 3e meilleure récolte depuis 2000
66% des blés dépassent 11 % de protéines.

La récolte 2013 de blé s’annonce satisfaisante tant en qualité qu’en quantité annoncent les producteurs de blé de l’AGPB et Arvalis-Institut du végétal. Les teneurs en protéines continuent toutefois à s’effriter et se situent sous la barre des 11,5%.

Un plan pour remonter les teneurs en protéines

En vue de remonter la teneur en protéines des blés français, ARVALIS propose un plan d’actions techniques dès la campagne 2013-2014. Ce plan s’appuie sur des actions à court terme valorisant les acquis techniques et des programmes de recherche qui porteront leurs fruits dans plusieurs années.

« Pour renforcer la teneur en protéines, il faut mettre en œuvre un ensemble de pratiques qui commence par le choix de variétés adaptées, qui se poursuit par une gestion optimisée de la fertilisation N et qui finit par l’intérêt de reporter de l’azote de début de cycle vers la période épiaison-floraison où l’efficience de l’azote est la meilleure vis-à-vis de l’enrichissement du grain en protéine.», explique l’Institut qui fait de ce sujet un des points forts de sa communication.

Les producteurs de blés sont globalement satisfaits de la récolte 2013 aussi bien en termes de volume que de qualité. Le rendement  moyen atteindrait  73,4 quintaux par hectare, contre 73 q/ha l’an passé et 68,1 en 2011. La récolte globale est évaluée à 36,7 millions de tonnes par l'AGPB, un chiffre jamais atteint depuis 2008 (36,8 Mt). On constate toutefois d’importants contrastes suivant les régions du fait des difficiles conditions climatiques du printemps.

récolte blé APPB

Le  Nord de la Loire et surtout de la Seine, où le remplissage se prolonge plus tard, ont notamment profité du beau temps tardif, de l’absence de verse et de l’échaudage modéré : «ceci conduit à des PMG corrects et donc des rendements moyens à élevés, selon l’intensité de la carence en azote subie par la culture autour de la floraison» précise Arvalis-Institut du végétal  dans son bilan de récolte.

« Une fois de plus, il est important de souligner la régularité du volume de la récolte française, entre 35 et 37Mt chaque année quels que soient les aléas climatiques », précise Philippe Pinta, président de l’AGPB.  Une régularité d’autant plus importante qu’elle montre la capacité de la France à honorer, chaque année, ses marchés à l’exportation. Un atout face à nos concurrents, notamment les pays de la mer-Noire, absents du marché de l’export deux années sur cinq.

La  teneur en protéines s’effrite

Au niveau qualité, la teneur en protéines des blés tendres s’effrite d’années en années mais devrait se situer au-dessus de 11%. Dans ses dernières estimations, Arvalis-Institut du végétal  évalue les teneurs de la moisson 2013 à 11,2 % en moyenne, en retrait de 0,2 point par rapport à l’an dernier. Elles sont comprises entre 11 et 11,5 % en moyenne dans la majorité des régions et sont inférieures à 11 % dans une grande zone Ouest.  

Là encore, des variations importantes sont observées au sein même des régions, selon les parcelles. « Les faibles niveaux s’expliquent par un cumul de facteurs n’ayant pas permis une bonne valorisation des engrais : excès d’eau, froid, apports trop précoces… », analyse Arvalis. De meilleurs niveaux sont observés sur les blés ayant reçu des apports tardifs.

Les poids spécifiques retrouvent cette année un bon niveau, à 77,6 kg/hl en moyenne. Grâce au climat globalement sec à la récolte, les indices de chute de Hagberg sont également très élevés et la quasi-totalité de la récolte est supérieure à 220 secondes.  La dureté des blés français est conforme aux niveaux habituels, à 66 de moyenne. 83 % de la collecte se situe dans la catégorie médium-hard, correspondant bien aux blés français.

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