Blé tendre : un rendement moyen attendu autour des 71 q/ha

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Blé tendre : un rendement moyen attendu autour des 71 q/ha
La récolte 2012 de blé devrait atteindre 33,9 millions de tonnes.

Malgré le gel de cet hiver, le rendement national moyen en blé tendre devrait atteindre la moyenne des 5 dernières années, soit 70,9 quintaux/hectare, annonce l’Association générale des producteurs de blé.

Les céréaliers ont eu peur cet hiver mais malgré le gel et un début de printemps sec, la pluviométrie continue depuis le 1er avril aura  permis aux cultures endommagées de taller de façon importante et de retrouver un peuplement épis proche de la normale.

Des conditions qui permettent de donner des prévisions de rendement optimistes, proche de la normale de ces 5 dernières années, soit trois quintaux de plus qu’en 2011.  Compte tenu de la baisse des surfaces, la  récolte 2012 de blé devrait atteindre un niveau similaire à l’année dernière soit environ 33,9 millions de tonnes.

« Les plantes arrivent à épiaison avec suffisamment d’eau dans les sols pour nourrir la plante jusqu’à la récolte » estime Jean-François Isambert, secrétaire général.  Si les températures ne remontent pas, on peut toutefois craindre un risque sur la fertilité des épis dans certaines régions au moment de la floraison. Les blés ne sont pas, non plus, à l’abri d’une attaque de maladies en fin de cycle végétatif ou de températures excessives qui pourraient nuire au remplissage des grains.

Objectif : + 20% de production de blé en 20 ans

Selon ces prévisions, la récolte 2012 française de blé tendre (exportée à 50%)  devrait être suffisante pour satisfaire nos marchés, notamment ceux de l’Afrique du Nord.

A plus long terme, l'AGPB milite toutefois pour une hausse de cette production pour répondre à la demande croissante des besoins alimentaires mondiaux. « L’ambition des céréaliers est de produire plus pour la croissance et de produire mieux pour l’environnement », rappelle  Jean-François Isambert. Objectif : une croissance de 20% de la production nationale au cours des 20 prochaines années, soit une augmentation de 0,6 quintal/ha/an.

« Cela nécessite un effort en matière de recherche et notamment de trouver des variétés  plus productives, qui résistent mieux aux maladies, aux aléas climatiques et moins consommatrices d’énergie», explique Jean-François Isambert.

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