Céréales : des tensions apparaissent sur la scène mondiale

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Céréales : des tensions apparaissent sur la scène mondiale

Malgré des récoltes 2013 abondantes, quelques tensions apparaissent sur le marché mondial et les prix des céréales repartent à la hausse. Dans le même temps, les exportations françaises restent soutenues, notamment vers les pays-tiers.

Depuis quelques mois, le marché mondial des céréales vit sous le signe de l’abondance du fait des bonnes perspectives de récoltes mondiales.  D’après FranceAgriMer, « la récolte mondiale de blé 2013/2014 semble bien partie pour tenir ses promesses et celle de maïs, qui s’engage dans l’hémisphère nord, devrait constituer un record ». La production mondiale, toutes céréales confondues, devrait dépasser pour la première fois la barre des 1.900 Mt !

USA : seulement  12% des surfaces de maïs récoltées

Pourtant, à l’approche de la nouvelle campagne, les premières tensions apparaissent sur le marché céréalier mondial provoquant un renchérissement des cours, toutes origines confondues. En cause : le retard pris dans les récoltes de maïs aux USA où 12% seulement des surfaces ensemencées en maïs ont été récoltées fin septembre contre 23% en moyenne quinquennale. « La pluie retarde l’arrivée de la nouvelle récolte et les exportateurs  américains sont contraints d’augmenter les prix d’achats pour satisfaire les engagements », explique FranceAgrimer.  

Même constat en Russie et en Ukraine où l’excès de pluviométrie gène les récoltes. Deux fois moins de surfaces de maïs seraient récoltées dans ces pays comparativement à la même date en 2012.

Mer Noire : des semis d’hiver en retard

L’inquiétude grandit également sur le front des céréales d’hiver où les retards de semis dans les pays du bloc « mer Noire » préoccupent  les observateurs de terrain. En Russie, comme en Ukraine,  les semis de blé et d’orge d’hiver accusent un retard de 36% par rapport à la précédente campagne. « Les observateurs commencent vraiment à se poser des questions  sur le niveau de récolte 2014 » confirme  Olivia Le Lamer responsable  de l’unité Grandes Cultures à  FranceAgriMer. Certains craignent même que ces  Etats soient tentés de mettre en place un contrôle de leurs  exportations.

Sur le marché de l’export, les disponibilités en provenance de la  mer Noire s’épuisent peu à peu et les blés de qualité, notamment au départ de la Russie, commencent à manquer.

France : des exportations vers pays tiers revues à la hausse

 Dans ce contexte, l’intérêt des importateurs mondiaux pour l’origine européenne ne se dément pas.« La délivrance de certificats d’exportation dans l’Union européenne est toujours aussi dynamique, avec deux fois plus de licences délivrées pour le blé et l’orge que l’an dernier à la même époque », précise FranceAgriMer.

La provenance  française est notamment  très prisée, ce qui amène l’Office ministériel à rehausser ses estimations d’exportation à 11,2 Mt vers les pays tiers (11 Mt le mois passé). La France devrait exporter plus de blé que l’an dernier, exception faite du blé dur, dont la faible récolte limite les disponibilités. Au 1er octobre, près de 2,5 Mt de blé tendre étaient sortis des ports français, contre 1,7 Mt la campagne précédente, à la même date, soit une hausse de 44%.

Lire aussi : France : La maturité des maïs grains en retard de 3 semaines

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Commentaires 20

Modération Pleinchamp

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Modération Pleinchamp

@geo

c vrai geo ces propso de le foll ...explique a tout le monde comment ton ministre a pu declarer qu'a 40c certains gagneraient trop?
et les propos de Lamnert pourtant eleveuse , qui compare la reforme le foll a de l'assistanat
c'est vrai qu'on ne t'entend jamais sur les prix juste a payer aux eleveurs? ni sur les autres acteurs de la filiere...la solidarité serait du par les cerealiers
mais sur le pognon a reprendre au cerealiers systematiquement là on t'entend....

geo

@conviction: Ce n'est pas parce qu'on ne parlait pas de solidarité entre filières il y a 10 ans qu'on ne peut pas en parler aujourd'hui non? La donne a bien changé et un seul chiffre suffit à tout résumer: 25% des exploitations françaises ont disparu en 10 ans. Comme dit dans un post précédent, vous cherchez à tirer le drap de votre côté et pour ma part, je maintiens que 170€/T vous permet de vivre (il convient d'y ajouter les 350€/Ha, soit 35€/T, au titre de la PAC). Attention, nous parlons bien de pouvoir vivre, pas de faire de plans sur la comète!!
A moment donné, arrêtez de faire de la communication erronée dans l'unique but de vous plaindre. Essayez de dire les choses telles qu'elles sont.

Quant aux phytos, ils ont facilité la vie de l'agriculteur, tout comme la mécanisation. Or, aujourd'hui ces "avancées" représenteraient pour vous un risque que seul l'argent (revenu décent) serait en mesure de compenser?? Bizarre comme approche...Récompenser le désherbage mécanique serait peut être plus logique au regard du temps passé...

convictionageometrievariable

ce ne sont pas mes propos mais bien ceux de Le Foll pour les 40cts et ceux de la syndicaliste fd chritiane lambert sur l'insertion sociale qui rapproche bien ca de l'assitanat

le lait est en crise , qu'on m'explique ce que les laitiers appelait l'or blanc et qui dans les années2000 ces bons laitiers prenaient ceux qui arretaient le lait pour des imbeciles , epoque heureuse ou les cereales etait a 90 euros /tonne , et ou les eleveurs importaient de maniere honteuse du blé de la mer noire et du soja ogm ....et aucun a l'epoque ne mouftait a propos de soi disant solidarité entre filiere ...basta

@ convictionageometrievariable

vos propos en sont blessant.
La question est: quelle agriculture voulons nous en France?
-40 cts, ce n'est pas viable pour une ferme en montagne, ou en zones difficile.
-40 cts pour une USINE de 1000, 2000, 3000 vaches, gerer tous automatiquement, c'est peut etre possible(je ne connai pas tres bien ces usines a lait)

L'elevage laitier, c'est 7/7 et 24/24.

Pour les cerealiers, c'est pareil, ont veux quoi? Des fermes de 2000 hectares, ou plusieurs de 200 hectares?

En sachant qu'un cerealier peut encore completer son revenu avec un mi-temps ou meme un plein temps a l'exterieur.

Tuer un élevage laitier en zones favorable, il deviendra cerealier.
Tuer un elevage laitier en zones defavoriser, perssone ne reprendra la suite.

Je pense qu'une aide suivant le revenu realiser serai peut etre une meilleur idée, mais rester raisonable dans vos propos, et arrêter de tirer le drap constament a vous. Des années exceptionnelement rentable, vous en avez regulierement, mais le lait est en crise depuis des décennies.

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

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