Céréales : Le blé dur cherche de nouveaux appuis

Gabriel Omnès

La nouvelle PAC devra aider le blé dur au nom de la défense de l'activité économique des territoires.

Depuis 2003, il n'existe plus de politique agricole commune pour le blé dur, uniquement une subsidiarité laissée aux États pour des actions nationales. Il faut aujourd'hui proposer une nouvelle PAC globale en blé dur pour organiser durablement nos filières et répondre à des besoins croissants », a lancé Jean-François Gleizes, patron de la filière, lors du colloque Arvalis consacré à cette culture fin janvier. Selon le responsable professionnel, il y a urgence pour influer sur la nouvelle PAC, qui « ne sera pas une réformette » : « aujourd'hui, le territoire européen du blé dur est en déclin. Cela résulte d'un problème de compétitivité récurrent et du découplage de l'aide initialement instaurée pour compenser ces handicaps de production. »

Jean-François Gleizes, Arvalis : « Il faut proposer une nouvelle PAC globale en blé dur pour organiser durablement nos filières et répondre à des besoins croissants.» (G. Omnès)

Jean-François Gleizes, Arvalis : « Il faut proposer une nouvelle PAC globale en blé dur pour organiser durablement nos filières et répondre à des besoins croissants.» (G. Omnès)

Gagner en compétitivité

Quant au niveau national, « il faudra compter de moins en moins sur l'État et de plus en plus nous prendre en charge nous-mêmes », a estimé Jean-François Gleizes. Ce qui passera selon lui par de nouvelles solutions pour financer la sélection variétale, élément indispensable au regain de compétitivité. « Si l'on ne préserve pas la rentabilité du blé dur, cela se traduira par de la déprise agricole dans de nombreuses régions où cette culture est la dernière possible, avec toutes les conséquences économiques et territoriales que cela implique. Nous devons revendiquer un soutien au titre des territoires », a-t-il conclu.

Qualité : un observatoire pour les variétés

À l'instar de l'orge brassicole, les industriels du blé dur vont se doter d'un observatoire de la qualité permettant d'identifier puis de recommander les variétés les plus adaptées à leur activité. Les plateformes d'essai étant opérationnelles depuis octobre 2010, la première liste des variétés recommandées par les industriels sera publiée en janvier 2012.

Source Réussir Grandes Cultures Mars 2011

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