Céréaliers : un revenu sous la moyenne nationale

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Céréaliers : un revenu sous  la moyenne nationale

D’après les chiffres de la Commission de Comptes de l’Agriculture), le revenu moyen 2013 des producteurs de céréales et oléoprotéagineux (des moyennes et grandes exploitations)* s’élève à 24 200 €. Un revenu inférieur au revenu moyen de toutes les exploitations qui s’élève à 29 400 €.

Les producteurs de céréales et oléoprotéagineux  sont les plus touchés cette année par la baisse globale des revenus : leur revenu moyen avant cotisations sociales et impôt perd 57,3% à 24.200 euros en moyenne, pour la première fois inférieure à la moyenne de l'ensemble des exploitations françaises (29 400 €).

A la lumière de ces nouvelles données, l'union syndicale de céréaliers  Orama estime, une nouvelle fois, que «  les choix annoncés par les Pouvoirs publics en octobre pour la redistribution des subventions de la PAC sur la période 2014/2020 apparaissent comme fragilisant gravement les exploitations productrices de céréales et d’oléo-protéagineux".

Les producteurs de céréales et d'oléoprotéagineux vont en effet être confrontés à une baisse des aides européennes dans le cadre de la future PAC 2014-2020. Car le gouvernement français a opté pour une réorientation des aides européennes en faveur de l'élevage.

Si une telle redistribution avait été mise en oeuvre cette année, elle aurait conduit à "un revenu avant cotisations sociales de l'exploitant de 14.000 euros, soit un revenu quasiment nul après paiement de ces cotisations", assure Orama qui estime que dans les régions ayant souffert de difficultés climatiques, elle aurait généré de nombreuses situations de revenu négatif.

"Sur une moyenne triennale qui permet de lisser les variations, le revenu des grandes cultures demeure nettement supérieur à celui constaté dans l'élevage", assure le ministère de l'Agriculture dans un communiqué.

* Une exploitation est considérée comme moyenne ou grande si sa production brute standard moyenne (PBS) dépasse 25.000 euros.

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Commentaires 26

le dindonnier

tout a fait d accord avec sylvano. Le revenu agricole ne veut rien dire du tout. Les artifices fiscaux et estimations des stocks faussent les données. La comparaison des ebe serait surment plus instructive.

venere

En reponse a monluc ,je n ai pas l'imppression que mon message parle d etre envieu envers les cerealiers ou pas,je dis et me redis si Mr n a pas tout pigé que c un metier assez prenant tout au long de l annee avec des choses qu on ne peux pas changer comme ça,car en charollais on a un bien meilleur produit qu un salers niveau rendement viande je parle pur race,sinon gardez votre rencoeur contre les eleveurs car le blé est comme le reste bien heureusement il monte et il descend ...

@geo

il parait presomptueeux d'avancer que sont revenus a augmenter ....il faut integrer l'inflation , comparer en fonction du cours de la monnaie et sur une surface equivalente

Bazilou78

je ne pense pas qu'il y ait un vrai probleme grave dans cette annonce : ce n'ai qu'une moyenn. En revnache ce qui m'inquiéte c'est la variation forte de chiffre d'affaires qui elle est bien reelle. Comme faire des prévisions avec de tels écarts d'une année sur l'autre ?

geo

@jean-jacques. Comme le dit une des personnes en réponse à votre commentaire, comparer 85 est aujourd'hui n'a plus grande sans signification. La raison? Une réorientation complète des soutiens directs. Aujourd'hui, commencez par rajouter le DPU. Aussi, en 1985, pas d'aides directes mais un complément de prix versé à votre coopérative qui vous le restituait par la suite sur le prix de la céréale. Les cours était à 1,30 francs car le prix était monté artificiellement par les soutiens européens, avant que ces soutiens vous soient versés directement à partir de 1992 et se transforment en DPU en 2003. Conclusion: En moyenne, votre revenu a bien augmenté entre 1985 et aujourd'hui

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