Certification des exploitations : La « haute valeur environnementale » prend forme

Nicole Ouvrard

Les rencontres Farre de l'agriculture raisonnée, qui ont eu lieu le 21 janvier à Paris, ont été l'occasion de faire le point sur l'état d'avancement du projet de certification des exploitations décidé dans le cadre du Grenelle de l'environnement.
Pour Bernard Guidez, président de Farre, la première leçon à tirer du Grenelle de l'environnement est l'incapacité du monde agricole « à apporter des chiffres, des preuves tangibles sur l'amélioration de nos pratiques » ce qui « a joué en notre défaveur ». Il assure que Farre apportera son concours pour mettre au point la démarche de certification des exploitations à haute valeur environnementale (HVE) suite au Grenelle.

Bernard Guidez : « Rien ne remplacera le témoignage de l'agriculteur. Il reste le prescripteur le plus crédible pour convaincre et expliquer le sens de nos métiers et nos pratiques. (DR)

Bernard Guidez : « Rien ne remplacera le témoignage de l'agriculteur. Il reste le prescripteur le plus crédible pour convaincre et expliquer le sens de nos métiers et nos pratiques. (DR)

Certification à trois étages

Courant février, un comité opérationnel présidé par Pierre-Éric Rosenberg, ingénieur général du Génie rural, a réalisé une consultation sur ce sujet.
La certification doit prendre appui sur des bilans précis sur « l'eau, l'énergie, les phytos, les engrais, la biodiversité et l'exigence sanitaire » selon le ministre de l'Agriculture qui ne veut pas pour autant « bâtir une usine à gaz ». Michel Barnier insiste sur une nécessaire progressivité de cette démarche de certification, le dernier niveau étant la haute valeur environnementale. « La proposition d'instaurer une certification en trois niveaux et une bonne approche », acquiesce Bernard Guidez.

Source Réussir Céréales Grandes Cultures Mars 2008

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier