Colloque international : La filière pomme de terre s'interroge sur les OGM

Nicole Ouvrard

Les 8 et 9 septembre s'est tenu à Paris un colloque international sur la pomme de terre. Les OGM sont un des enjeux qui font débat.

Avec l'arrivée de certaines variétés OGM de pomme de terre au niveau européen, la filière
pomme de terre française se pose des questions : faut-il s'engager dans cette voie ? « Il n'y a
pas d'OGM autorisé pour l'instant, souligne Jack Massé, responsable du département
recherche et développement chez Arvalis. Ce sera sans doute plus facile à faire accepter sur
le non-alimentaire et la première piste de travail est la résistance aux maladies. »

Eric Bonnel a évoqué le « risque marketing » des OGM. (N. Ouvrard)

Eric Bonnel a évoqué le « risque marketing » des OGM. (N. Ouvrard)

Confusion avec la sélection naturelle

Pour Éric Bonnel, directeur recherche et développement chez Germicopa, la technologie
OGM l'intéresse, « mais les promesses sont loin d'être au niveau de ce que l'on nous
annonce ». Les OGM lui posent des problèmes : « le risque marketing vis-à-vis du
consommateur est considérable, souligne-t-il. De plus, les fabricants d'OGM ont tendance à
vouloir assimiler les OGM à la sélection naturelle, ce qui pourrait remettre en cause cette
dernière ». La transgénèse fait peur. Une des voies serait de développer la cisgénèse,
souligne un chercheur tunisien. Cette technique consiste à effectuer la transgénèse en
utilisant des gènes issus de la même espèce. « La réglementation européenne ne fait pas
de distinction entre les transgénèses », précise François Houllier, directeur scientifique en
productions végétales de l'Inra. Un parlementaire européen des Pays-Bas plaide à
Bruxelles en faveur d'une distinction.

Source Réussir Céréales Grandes Cultures Octobre 2008

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