Commerce mondial : Jeu de chaises musicales sur le marché du maïs doux

Nicole Ouvrard

L'année 2009 a été particulièrement difficile pour le secteur du maïs doux. Les exportations françaises ont fortement reculé pour la deuxième année consécutive, alors que les importations chinoises progressent et que les importations thaïlandaises sont contenues grâce aux mesures antidumping aux frontières de l'UE. Ces deux pays ont renforcé leurs activités commerciales avec la Russie qui était jusqu'alors le marché de proximité de la Hongrie. Les Hongrois se sont alors tournés vers l'Europe de l'Ouest, empiétant sur les marchés traditionnels français. Malgré la baisse de surfaces en 2009, à 18 600 hectares au lieu de 25 000, les stocks n'ont pas suffisamment baissé. Il a fallu encore réduire en 2010 à 16 500 hectares. Depuis 2003, les surfaces françaises de maïs doux ont été divisées par deux.

Maïs doux Géant Vert à Labatut dans les Landes. (N. Ouvrard)

Maïs doux Géant Vert à Labatut dans les Landes. (N. Ouvrard)

La France, deuxième producteur européen de maïs doux

. En 2009, la France a produit 191 000 t demi-brut de maïs doux en conserves. En moyenne, 800 g par an sont consommés en France, contre 1,6 kg en Grande-Bretagne et 14 kg aux USA.
. 90 % de la production française est dans le Sud-Ouest, 10 % dans le Centre.
. Les acteurs majeurs en France sont Géant Vert (30 % du marché-partenariat avec Euralis), Bonduelle (partenariat avec Maïsadour, Vivadour et Euralis au sein de Soléal), D'aucy (10 % du marché, partenariat avec Axéréal) et Conserve de France. Ils contractualisent avec 1200 producteurs environ.
. Avec 17 000 ha, la France représente 36 % des surfaces de l'UE. Elle talonne la Hongrie.

Source Réussir Grandes Cultures Novembre 2010

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier