Consolider la filière blé dur française

Consolider la filière blé dur française

Suite à la baisse des surfaces et de la production de blé dur en France, du repli de l’offre mondiale et de la forte hausse des cours, l’industrie des pâtes et la semoulerie française sont confrontées à une conjoncture difficile en 2014.

L’envolée des cours du blé dur constatée ces derniers mois est due à la baisse de la production dans la quasi-totalité des pays producteurs : Canada, États-Unis, Grèce, Italie et Espagne. En France, les surfaces ont régressé d'un tiers en deux ans. En 2014, la production hexagonale s'élève à 1,4 million de tonnes seulement contre 2,4 Mt en 2012.

Le faible différentiel de prix entre blé tendre et blé dur ces deux dernières années explique en bonne partie la baisse des surfaces semées en blé dur, culture plus compliquée et risquée. La récente flambée des prix du blé dur, qui se démarque fortement du blé tendre (450 €/tonne FOB La Pallice pour le premier contre 194 €/tonne FOB La Pallice pour le second, au 10 novembre 2014) pourrait entraîner une hausse des emblavements de blé dur cet automne, sans que ce phénomène soit pour le moment quantifiable.

 

Le Conseil spécialisé réuni le 12 novembre a dressé un état des lieux des difficultés que rencontre cette filière, notamment en termes d'approvisionnements des acteurs industriels. Sur la base des propositions des acteurs de la filière, FranceAgriMer préparera un plan d'actions à trois ans pour soutenir la production française de blé dur et la structuration de l'aval de la filière. Ce plan sera intégré au plan stratégique de la filière céréalière à l'horizon 2025 en cours de déclinaison opérationnelle. Le développement de la contractualisation amont/aval constitue, par exemple, une piste à explorer. Pour conduire la réflexion, FranceAgriMer s’appuiera en particulier sur les propositions du comité de pilotage de la filière blé dur, animé par l’institut technique ARVALIS-Institut du végétal et qui regroupe tous les acteurs de la filière.

Au sein de FranceAgriMer, les dispositifs d'aide à l'appui technique et à l'expérimentation, ainsi que le le futur Programme d’Investissements d’Avenir constituent des leviers intéressants pour soutenir les initiatives des acteurs de la filière. 

 

Par ailleurs, le blé dur bénéficiera d’une aide couplée dans la future PAC. Une enveloppe de 7 millions d’euros sera en effet affectée à la production de blé dur de qualité dans les zones traditionnelles de production.

À court terme, les fabricants de pâtes et semouliers bénéficient aussi désormais de la clause de renégociation des prix pour cause de fluctuation des cours des matières premières agricoles, dans les contrats de vente de plus de trois mois passés avec les enseignes de la grande distribution. Les pâtes alimentaires à base de farine (hors pâtes fraîches) et le couscous ont en effet été intégrés à la liste des produits concernés par la loi relative à la consommation promulguée le 17 mars 2014 (décret du 17 octobre 2014, publié au Journal Officiel de la République française du 18 octobre 2014).

 

Source FranceAgriMer

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