Des producteurs déposent un recours contre l'interdiction du maïs transgénique

Des producteurs déposent un recours contre l'interdiction du maïs transgénique

Les principales associations de producteurs de maïs ont déposé un recours au Conseil d’État contre l'arrêté d'interdiction du maïs transgénique prise mi-mars par le gouvernement.

L'Association générale des producteurs de maïs, l'Union française des semenciers et la Fédération interprofessionnelle de la production de maïs et de sorgho attendent de ce recours une nouvelle invalidation et annulation de l'arrêté ministériel, comme ce fut le cas en novembre dernier pour le 1er arrêté, annoncent-ils dans un communiqué.

Le 16 mars, Bruno Le Maire le ministre de l'Agriculture avait annoncé "une mesure conservatoire visant à interdire temporairement" la culture du maïs transgénique Monsanto (MON810) afin de "protéger l'environnement", affirmant que cette décision avait été prise "en raison de la proximité des semis".

Les producteurs estiment que cette interdiction ne "repose sur aucun élément scientifique sérieux et que les producteurs de maïs impactés par la pyrale et la sésamie (insectes foreurs du maïs, Ndlr) subissent un réel préjudice économique". Ils contestent également l'"usage abusif, voire illégal, du principe de précaution devenu un principe idéologique d'inaction".

Fin novembre, le Conseil d’État avait annulé la suspension de culture du maïs OGM de Monsanto prise par le gouvernement français en février 2008 et remise en cause en septembre dernier par la Cour de justice européenne.

Le 20 février, le gouvernement a demandé une nouvelle fois à la Commission européenne de suspendre l'autorisation de mise en culture du maïs OGM MON810, en s'appuyant sur de nouvelles études scientifiques.

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Commentaires 1

Philippe

Les éleveurs (laitiers et viande) en France comme ailleurs sont dépendants de la demande des consommateurs pour écouler leurs produits. Les consommateurs français comme nombre d'européens, sont en majorité réticents vis à vis des OGM dans leur assiette, et cela persiste depuis des années. En conséquence, pour la vente de nos produits AOC, labels ou autres, et la défense de nos marchés en France et à l'export, les OGM ne sont pas les bienvenus dans l'alimentation animale.
Gageons que si les producteurs de céréales qui déposent ce recours avaient à vendre eux-mêmes (comme nous) tout ou partie de leur production de céréales à la population (ce qui est quand même le but ultime de l'agriculture), ils changeraient assez rapidement de position sur les OGM. Pour une bonne prise de conscience, encourageons donc ces courageux céréaliers à quitter leur exploitation et leur coopérative, ne serait-ce qu'un instant, et à aller vendre sur le marché ou dans la supérette proche de chez eux, en ville ou à la campagne, des petit sac de farine de céréales certifiés contenant des OGM.. Ils pourront alors expliquer à la population tous les avantages de ces semences, de la même manière que nous faisons des opérations coup dans les supermarchés pour défendre et faire connaitre nos productions de qualité en légume, fruits viandes er fromages.

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