Faucheurs volontaires : des peines aggravées

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Faucheurs volontaires : des peines aggravées

Le tribunal d'Orléans vient de rendre son verdict concernant la destruction de deux parcelles de tournesol expérimental à Saint-Branchs et Sorigny (Indre-et-Loire) en juillet 2010. Le jugement en appel aggrave les peines contre les Faucheurs volontaires.

Les trois hommes ont été condamnés à trois mois de prison avec sursis. Ils devront  s'acquitter solidairement de 7.000 euros de dommages et intérêts envers les propriétaires des champs.  En première instance, à Tours, en mars 2013,  seuls deux des trois faucheurs poursuivis avaient été condamnés à trois mois de prison avec sursis et 5.000 euros de dommages et intérêts. Un troisième prévenu avait été relaxé. Le ministère public, comme les faucheurs, avaient fait appel.

Les plants détruits (6.000 m2 à Saint-Branchs et 150 m2 à Sorigny) étaient des tournesols résistants à une variété d'herbicide, produits par les firmes Pioneer et Caussade, et cultivés dans le cadre d'une expérimentation. Ces plantes sont obtenues par mutagénèse, c'est-à-dire par la sélection de gènes mutants, et non par transgénèse (introduction d'un nouveau gène). Elles sont exclues du champ d'application de la directive européenne sur les OGM.

Pour Michel Beauchesne et Fabien Labrunie, les deux agriculteurs victimes des Faucheurs volontaires : « la Justice a balayé les arguties pseudo-scientifiques et les justifications des faucheurs volontaires. (...)" "Être faucheur, c'est s'adonner au vandalisme » estiment-ils. "La délinquance des faucheurs est intolérable. Dans notre affaire la condamnation a pris 4 ans. C'est trop long mais la justice a enfin reconnu notre préjudice." ajoutent-ils dans un communiqué diffusé par le collectif « Marre des faucheurs ».

De son côté, la FOP (Fédération des producteurs d’Oléagineux et protéagineux)  espère que « cette condamnation à des peines renforcées sera aussi perçue comme le signal clair de la nécessité d’arrêter ces inadmissibles fauchages et ce, d’autant plus qu’ils suscitent une colère de plus en plus forte et difficile à maitriser de la part des producteurs. »

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Commentaires 1

gigi45

C'est de la prison ferme qui serait dissuasive. Les amendes seront payées par les ONG complices, même si c'est interdit.

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