François Hollande : la France "doit poursuivre" sa recherche sur les OGM

François Hollande : la France "doit poursuivre" sa recherche sur les OGM

A la veille du salon de l'agriculture, François Hollande réitère la volonté de la France de "poursuivre" ses efforts de recherche sur les OGM, une façon de condamner implicitement les attaques des anti-OGM.

"La réalité, c'est que les consommateurs, qu'ils soient français ou européens, sont hostiles aux OGM qui existent aujourd'hui. Ils les considèrent, à tort ou à raison, comme n'apportant pas d'avantages réels mais comportant au contraire des risques pour l'environnement", déclare le président de la République dans un entretien à l'agence de presse agricole Agra presse publié vendredi.

Pour autant, "notre pays doit poursuivre son effort de recherche publique sur les biotechnologies, ce qui suppose que les chercheurs français puissent faire leur travail en toute sérénité et conserver une expertise sur ces technologies, de manière à éviter leur mauvais usage, voire dénoncer ceux qui les instrumentalisent", déclare le président de la République. "L'objectif est d'intégrer les avancées de la science dans le travail agricole" et "le Haut Conseil des Biotechnologies sera un lieu utile pour faire partager ces enjeux à l'ensemble des acteurs", explique-t-il.

Un seul laboratoire de recherche en France

Il ne reste plus qu'un laboratoire de recherche sur le sujet en France, en Auvergne, piloté par la coopérative agricole Limagrain. En mai, les principaux organismes de recherche publics de France (CNRS, ANR, Inserm, CEA, Ifremer, etc.) avaient exprimé leurs difficultés à travailler sur le sujet, condamnant au passage la relaxe par la cour d'appel de Colmar de 54 "faucheurs volontaires" qui avaient détruit en 2010 une parcelle de vigne OGM expérimentale.

"Des essais tels que celui de l'Inra à Colmar sont pourtant la seule façon de recueillir des preuves scientifiques, documentées et indiscutables, sur la réalité des effets que les OGM peuvent avoir sur les êtres humains, les animaux et l'environnement. Leur destruction par des individus ne respectant pas les règles démocratiques empêche concrètement les chercheurs d'exercer leur mission au service de l'intérêt général", estimaient-ils alors.

"Faut-il que, sous la menace, ils renoncent collectivement à conduire désormais des expérimentations sur des sujets sociétaux à forts enjeux parce qu'ils font l'objet de controverse?", s'interrogeaient-ils.

François Hollande doit inaugurer samedi au petit matin le 52e salon de l'agriculture à Paris.

 

Source AFP

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Commentaires 3

BILAN585

Et les pesticides!

narthex

@jorb: parles en aux milliers de morts de l'amiante.....l'amiante, c'était un vrai progrès à l'époque....et on sait maintenant, après les procès, que des responsables de production savaient les dangers depuis les années 50...c'était surtout un progrès financier pour eux, et ce n'est qu'un exemple....il y en a pleins d'autres...

jorb

il est bien temps maintenant que les centres de recherche sur ce sujet soient partis, des jeunes chercheurs expatriés...
stop aux extrémistes verts, qui refusant l'expérimentation, refusent de connaitre, deviennent sectaires.
Pourquoi l'homme aurait-il peur de sa technologie qui n'existe que pour s'améliorer?

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