Importations dans l'UE : Fin de la ‘tolérance zéro' pour les OGM

Gabriel Omnès

Réclamée depuis plusieurs années par les fabricants d'aliments européens, la fin de la ‘tolérance zéro' approche pour les d'OGM non autorisés présents dans les importations destinées à l'alimentation animale. Jusqu'alors, la moindre trace d'OGM n'ayant pas reçu de visa pour le territoire communautaire entraînait le refus de la cargaison. Une tolérance de 0,1 % devrait être prochainement validée. Pour qu'elle soit applicable, il faudra, entre autres, que l'OGM soit autorisé dans le pays exportateur et qu'une demande d'autorisation soit en cours auprès des autorités européennes.

Déchargement de colza au port de Montoir. Une tolérance de 0,1 % devrait être prochainement validée.(P. Cronenberger)

Déchargement de colza au port de Montoir. Une tolérance de 0,1 % devrait être prochainement validée.(P. Cronenberger)

« Mesure vitale »

L'introduction de ce seuil est saluée par la fédération européenne des fabricants d'aliments (Fefac), car elle permettra la mise en oeuvre de tests « plus précis et reproductibles » et pourrait éviter des conflits commerciaux. Le rythme de mise en culture de nouveaux OGM dans certains pays est en effet bien plus rapide que celui de leur autorisation à l'importation dans l'UE. « Cette mesure devrait sauvegarder une offre en protéines végétales provenant d'Amérique du Sud vitale pour l'industrie européenne de l'élevage », estime la Fefac, qui appelle déjà à réévaluer à la hausse le seuil. La proposition du commissaire Dalli sur les nouvelles règles pour la culture d'OGM au sein de l'UE n'a pas connu le même succès. Lors d'un conseil de l'environnement à Bruxelles, la liste de motifs pouvant justifier une interdiction de culture proposée par la Commission européenne s'est vue retoquée par plusieurs États.

Source Réussir Grandes Cultures Avril 2011

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