Intercultures : Trou législatif dans les couverts

Gabriel Omnès

La montée en puissance des couverts végétaux et la diversité de leurs fonctions poussent à élargir la palette d'espèces utilisées, au point de mettre la filière semences face à une situation inconfortable : si les stars des intercultures, comme la moutarde ou la phacélie, sont soumises à certification obligatoire, ce n'est pas le cas de certains outsiders, comme le nyger ou les petites légumineuses, de plus en plus sollicités. Pour ces espèces « sans règle », l'interprofession a entamé une réflexion pour « apporter des garanties aux utilisateurs », afin d'éviter les dérapages et préciser ce qui est autorisé et ce qui ne l'est pas.

Les couverts d'interculture les plus répandus (comme la moutarde sur la photo), sont soumis à certification obligatoire des semences. D'autres espèces sont « sans règle ». (V. Marmuse/CAIA)

Les couverts d'interculture les plus répandus (comme la moutarde sur la photo), sont soumis à certification obligatoire des semences. D'autres espèces sont « sans règle ». (V. Marmuse/CAIA)

Un sujet épineux

La propreté de la semence, garantie par la certification, est primordiale pour les couverts. Les solutions de désherbage sont en effet très restreintes, avec dans certains cas une interdiction de traitement. La présence de graines adventices constitue donc un risque dont la profession veut s'affranchir. Mais le sujet touche directement aux coûts de production, et donc aux questions de concurrence.

Source Réussir Grandes Cultures Juin 2009

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