L'engagement mondial de Kyoto : Vers un marché international de quotas

Marie-Hombeline Vincent

Lors de la signature du protocole de Kyoto en 1997, les pays signataires se sont engagés à une réduction de 5,2 % de leurs émissions en gaz à effet de serre (GES) d'ici 2012. Mais chaque pays doit atteindre un objectif national précis. L'Union européenne a négocié un quota qui permet à ses 15 États-membres de remplir conjointement l'objectif global de réduction de 8 % des émissions de GES. Cet objectif a ensuite été décliné dans les différents États-membres.
Du fait d'une production d'électricité principalement assurée par des centrales nucléaires et hydrauliques (90 %) peu émettrices de GES, la France ne devra pas émettre en 2012 plus de GES qu'en 1990.
Les États-Unis ne sont pas signataires du protocole de Kyoto. Cependant ils ne sont pas inactifs et mettent en place un système de quotas de CO2 comme ils ont déjà un système de quotas de SO2 (soufre) depuis une dizaine d'années. La Chine, l'Inde, la Corée se préoccupent aussi de leurs émissions de gaz à effet de serre.
Le marché du CO2 va devenir mondial. Ainsi le NYSE Euronext et la Caisse des dépôts ont annoncé en octobre 2007 leur intention de lancer un marché organisé international pour la négociation de quotas et crédits de CO2.

Les pays signataires du protocole de Kyoto en 1997 se sont engagés à une réduction de 5,2 % de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2012. (Commission européenne)

Les pays signataires du protocole de Kyoto en 1997 se sont engagés à une réduction de 5,2 % de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2012. (Commission européenne)

Source Réussir Céréales Grandes Cultures Janvier 2008

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier