La Commission européenne confirme l’interdiction de trois pesticides

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La Commission européenne confirme l’interdiction de trois pesticides
Ces pesticides ont en effet été définis comme l’un des facteurs responsables de la baisse du nombre d’abeilles.

La Commission a décidé aujourd'hui de restreindre l’utilisation de trois pesticides appartenant à la famille des néonicotinoïdes. Ces pesticides ont été jugés nocifs pour la population des abeilles d’Europe.

Les restrictions entreront en vigueur le 1er décembre 2013 et seront réexaminées au plus tard dans un délai de deux ans. Elles visent des pesticides utilisés dans le traitement de végétaux, dont les céréales, attirant les abeilles et les pollinisateurs. Les États membres doivent retirer ou modifier les autorisations existantes pour se conformer aux restrictions de l’UE d’ici le 30 septembre 2013. Ils peuvent toutefois autoriser l’utilisation des stocks existants jusqu’au 30 novembre au plus tard.

En l’absence d’accord (à la majorité qualifiée) entre les États membres à la réunion du comité d’appel du 29 avril 2013, la Commission avait annoncé qu’elle mettrait en place les restrictions comme prévu. Elles s’appliquent à l’utilisation de trois néonicotinoïdes (la clothianidine, l’imidaclopride et le thiaméthoxame) pour le traitement des semences, l’application au sol (en granulés) et le traitement foliaire des végétaux, y compris les céréales (à l’exception des céréales d’hiver), qui attirent les abeilles. Les utilisations autorisées restantes seront réservées aux professionnels. Les exceptions seront limitées à la possibilité de traiter les cultures attrayantes pour les abeilles sous serre, ainsi que dans des champs en plein air après la floraison uniquement.

L’adoption de cette mesure « marque un nouveau jalon important vers la garantie d’un avenir plus sain pour nos abeilles», a déclaré Tonio Borg, commissaire chargé de la politique de la santé et des consommateurs.

Ces pesticides ont en effet été définis comme l’un des facteurs responsables de la baisse du nombre d’abeilles. Parmi les autres figurent des parasites, d’autres pathogènes, le manque ou utilisation abusive de médicaments vétérinaires, la gestion de l’apiculture et des facteurs environnementaux tels que le manque d’habitats et de nourriture ainsi que le changement climatique.

Source Commission européenne

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Commentaires 9

bisounours

le vent fredo64,le vent..Frédo64 .Mais la germination ?

fredo64

Si des solutions existe kikien71 je suis preneur, il faudrait nous les donner parce que visiblement nous les agriculteurs qui cultivont nos terre pour vivre et accessoirement faire vivre les autres on est trop bête pour les trouver. C'est très facile de critiquer et de protester mais pour donner des solution y'a plus personne.
Un collègue a semé du maïs population 2 années et à côté il a aussi semé du maïs "conventionnel" non traité, la premiere année rendement un peu meilleur mais peut etre pas pour justifier la dose de semence, la deuxieme année récolte population = 0 car tout le maïs par terre suite a un coup de vent. heureusement qu'il avait du convientionnel de multinationnal qui lui a permis de nourrir ses animaux.

kikien71

M. ou Mme pffffff, moins je vais au supermarché, mieux je me porte, je fais partie des privilégiés qui ont possibilité de faire du jardin. Je privilégie les circuits courts. Même si cela me coute plus chère je préfère supprimer quelques petits plaisirs ou ne pas partir en vacances que de manger de la mer… ou d'enrichir les intermédiaires. Ma femme est une bonne cuisinière et je ne me souviens pas avoir consommé des plats tout cuisinés. Si plus de gents faisait de même, le monde s'en porterait mieux !!
Mais à quoi bon discuter, on peut bien apporter la preuve de la toxicité de ces néonicotinoïdes, (et on n’est pas au bout des surprises) ce qui compte pour les agriculteurs, c'est de faire du chiffre pour rembourser les emprunts et par là, d'engraisser les banquiers.
Le discourt : « Mais nous n’avons pas le choix, on sème et on traite avec ce que la coop nous fournit ou plutôt suivant ce que nous conseille le technicien de la coop » est choisir la facilité pour ne pas aller au devant de difficultés.
Certains on fait d’autres choix, certes pas faciles, mais ils ont osés.
M'enfin, il faut bien que tout le monde vive ...

bisounours

je resème mon mais population depuis 10 ans : 72000 grains sans rien , nature .Pendant des années je faisais des comptages pour voir la levée : avec une régularité étonnante :70000 pieds ! Si j'en veux +,je sème + ; J'en veux - je sème - ...La semence je l'ai gratuite , pas de problème . Cette "protection " est elle si indispensable ?

geo

@chri16: Pour l'agriculture en Europe de l'Ouest, cela fait bien des années que le mot "compétitivité" n'a plus aucun sens. Pourtant, le production céréalière ne s'en porte pas plus mal...De plus, comparez les rendements sur les 30 dernières années et vous devriez éliminer en suivant votre idée arrêtée sur la "régression", d'autant plus qu'il reste de la marge de manœuvre même si cette dernière ne passe plus par les phytos et engrais mais par la sélection génétique et (surtout) par l'agronomie.
Le monde agricole devra un jour être unanime sur les désastres qu'a causé l'industrie phyto sur la santé des agriculteurs.Sans cette prise de conscience, l'agriculture aura du mal à aller de l'avant et sortir du conformisme dicté par quelques grands groupes.

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