La crise imprime sa marque sur le foncier agricole européen

Gabriel Omnès - Réussir Grandes Cultures Juillet-Août 2012

La crise imprime sa marque  sur le foncier agricole européen
La terre espagnole continue de subir l'influence déflationniste de la crise. © P. Cronenberger

L’ensemble des pays européens ont connu une hausse des prix du foncier agricole entre 1990 et 2008, avant que la crise ne vienne profondément bouleverser le contexte. Associé à la chute des prix agricoles après 2008, ce facteur macro-économique a conduit au recul des prix dans certains pays, comme en Espagne, en Pologne ou au Royaume-Uni. Si le prix est reparti à la hausse  en 2010 dans le cas des deux derniers, l’Espagne continue de subir l’influence déflationniste de la crise.
En Allemagne, le foncier n’a pas connu de chute de tension : le coût à l’hectare a cru de 24 % entre 2005 et 2010, sous l’effet d’éléments de politique interne, de la hausse de la valeur ajoutée à l’hectare, de la recherche de terre pour le biogaz et de l’acquisition de terre en tant que placement pour des investisseurs non-agriculteurs.
Dans la hiérarchie des prix, les Pays-Bas restaient largement en tête en 2010 avec un hectare se monnayant en moyenne 47 000 euros, après une augmentation vertigineuse entre 2006 et 2009 alimentée  par l’annonce de la fin des quotas laitiers et par des taux d’intérêt très bas.
Il faut débourser 22 000 euros pour un hectare au Danemark (après un pic à 30 000 euros en 2008), près de 20 000 euros en Italie et un peu plus de 15 000 euros en Angleterre-Pays de Galle et en Allemagne.

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