La fécule à l’heure du libre marché

Christian Gloria - Réussir Grandes Cultures Février 2013

La fécule à l’heure  du libre marché
Pomme de terre fécule en attente de chargement pour l'usine. © S. Leitenberger / archives

chiffres clés

. 223 000 t de fécule ont été produites en 2011 pour 977 000 t de pomme de terre.
. Les surfaces ont été de 20 089 ha pour 1 281 producteurs contractants.
. 41 % de la fécule part pour la papeterie-cartonnerie et 56 % pour les industries agroalimentaires.

Nous sommes dans une politique agricole en compétition et non plus commune. Chaque pays de l’Union européenne peut dorénavant développer sa propre stratégie de commercialisation de la fécule de pomme de terre dans un contexte de forte concurrence communautaire. » La remarque de Pascal Foy, président
du GIPT(1) est teintée d’une certaine amertume. Jusqu’à 2012, la pomme de terre de fécule relevait du régime du couplage des aides. Celles-ci sont découplées et intégrées dans les DPU.

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Pascal Foy, président du GIPT : « Nous tentons de faire passer auprès de Bruxelles l’idée d’inscrire la pomme de terre féculière au titre des surfaces d’intérêt écologique. » © C. Gloria

Conséquences : la filière a l’obligation de mettre en place un cadre contractuel renforcé pour permettre la survie de la production de fécule de pomme de terre en France et faire tourner les deux féculeries du territoire. « Un accord interprofessionnel a été validé avec une contractualisation à 100 % et la volonté de maintenir l’attractivité de la culture de la pomme de terre de fécule auprès des producteurs. L’accord est en cours de finalisation avec l’examen de l’Autorité de la concurrence qui, pour l’instant, n’émet aucune réserve », se réjouit Pascal Foy. La filière abandonne l’idée de revenir à un recouplage des aides après 2014 alors que la Commission européenne le permet. « Il y a eu une fin de non recevoir de la France sur ce point alors que certains États, tels que la Finlande et l’Autriche, font entendre qu’elles reviendront à ce principe », remarque Pascal Foy. D’autre part, le président expose le projet d’intégrer la pomme de terre féculière dans les surfaces d’intérêt écologique (SIE). « Nous tentons de faire passer ce message à Bruxelles avec comme argument l’utilisation de la fécule pour concevoir des produits biodégradables comme les bioplastiques. » 

(1) Groupement interprofessionnel pour la valorisation de la pomme de terre.

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