La parité euro/dollar dope les exportations de céréales françaises

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FranceAgriMer revoit à la hausse ses prévisions d’exportation, notamment de blé, en raison du taux de parité euro/dollar actuellement favorable aux origines européennes.

« En ce début d’année, la baisse de l’euro par rapport au dollar donne un nouveau souffle aux  exportations de céréales françaises » confirme Rémi Haquin Président du Conseil céréales de FranceAgriMer. Ainsi, si les prévisions de ventes de nos blés, en France, ne sont pas modifiées, celles à l’exportation  sont revues à la hausse.

Vers les pays tiers, les ventes de blé français sur la campagne 200/2012 sont désormais prévues à 8,7 Mt (+ 100.000 par rapport aux dernières prévisions). Les égyptiens viennent notamment d’acheter 120.00 tonnes supplémentaires, l’origine française gardant un avantage compétitif de l’ordre de 3 à 4 $ par rapport aux blés russes. « Il est clair que la dépréciation actuelle de l’euro face au dollar, qui passe désormais sous la barre symbolique des 1,3 $ pour 1 € favorise la compétitivité de l’origine français sur le marché mondial » analyse FranceAgriMer.

Les ventes vers l’Algérie, extrêmement dynamiques depuis le début de l’année,  devraient quant à elles se tasser au profit de celles vers le Maroc qui pourraient profiter de la prolongation de la suspension des droits de douane jusqu’à la fin février.

Fin décembre, les ventes de blé français vers les pays tiers dépassaient les 5,2 Mt de blé dont 2,4 Mt vers l’Algérie, 1 Mt vers le Maroc et 1,1  Mt vers l’Afrique subsaharienne. « Si l’on reste sur la même tendance, on atteindra 10 Mt de blé exporté sur la campagne, ce qui n’est pas possible au vu des quantités disponibles, il va falloir que ça ralentisse » explique Christian Vanier, en charge de l'animation des filières à FranceAgriMer.

Les ventes vers l’Union européennes sont également portées à plus de 6,6 Mt de grains (+ 135.000 t), en raison notamment d’une hausse des ventes vers la Belgique et les Pays-Bas. Le stock de fin de campagne a été révisé à la baisse à moins de 2,3 Mt. « Entre disponibilité et prévisions de vente, le bilan blé reste tendu, mais il restera assez de marchandise pour faire la jonction », assure Rémi Haquin.

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