Le fonds de modernisation vise à soutenir l’investissement dans les élevages

Nicole Ouvrard - Réussir Grandes Cultures Novembre 2012

Le fonds de modernisation vise à soutenir l’investissement dans les élevages
Les syndicats céréaliers considèrent qu’en aidant la relance des investissements dans les élevages français, ils préservent leur débouché de l’alimentation animale. © P. Le Douarin

Le fonds céréaliers-éleveurs prend forme. L’argent sera consacré au soutien à l’investissement dans les exploitations d’élevage.

Les modalités du « fonds de modernisation céréaliers-éleveurs » (FMCE) sont désormais connues. L’alimentation de ce fonds sera assurée par des « contributions volontaires céréaliers-éleveurs » (CVCE) payées par les livreurs de céréales et oléagineux qui le souhaitent et perçues par les OS. Le montant proposé pour la campagne 2012 est de 2 euros par tonne de grain livré. Le fonds sera porté par une nouvelle structure, Intergrains, dont les membres sont l’AGPB, l’AGPM, la FOP, Coop de France et FNA (négoce). Un comité d’engagement décidera des utilisations du fonds. Il devrait être composé de quatre collèges : les syndicats spécialisés grandes cultures de la FNSEA (AGPB, AGPM, FOP) ; ceux de l’élevage (FNB, FNPL, FNP, CFA) ; la collecte et les fabricants d’aliments du bétail et enfin le collège des syndicats généralistes (FNSEA, JA, Confédération paysanne, Coordination rurale). Le but de ce fonds est de « financer
les investissements de compétitivité dans les exploitations d’élevage », afin de réduire leur vulnérabilité dans le contexte économique global.

Contrepartie réclamée

« Les éleveurs qui ont pu se moderniser restent parmi les plus performants en Europe au niveau technico-économique », souligne le communiqué, faisant référence aux éleveurs allemands, hollandais ou même espagnols. Philippe Collin, céréalier et porte-parole de la Confédération paysanne, se dit troublé par cette notion de solidarité qui impose la manière dont le receveur doit dépenser les subsides. « De plus, les céréaliers réclament en contrepartie une refonte du mécanisme de déduction pour aléas, qui a pour but de réduire les impôts de ceux qui gagnent le plus. Ce n’est pas la priorité dans le contexte actuel. »

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