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Le revenu agricole repart à la baisse en 2011

Le résultat des exploitations spécialisées en céréales, oléagineux et protéagineux passe de 43.200 à à 32 600 euros en 2011.

20/12/11
Grandes cultures

Le revenu agricole repart à la baisse en 2011

Le résultat des entreprises agricoles* devrait s'affaisser de 3 % en termes réels en 2011, d'après les prévisions du Compte Prévisionnel de l'Agriculture en 2011. Malgré la bonne tenue des prix et une activité dynamique, la hausse des coûts de production pénalise le revenu des productions végétales comme des productions animales.

Remonté à 31.400 euros en 2010, le résultat courant avant impôts (RCAI) par actif non salarié des moyennes et grandes exploitations se replie en 2011 à 30.200 euros, dévoile l'Insee. C'est essentiellement la hausse des coûts des consommations intermédiaires qui pèse sur les revenus de la plupart des exploitations.

L'année 2011 est marquée par la forte croissance des coûts de production, liée à la flambée des cours des matières premières de 2010 et à la hausse continue des prix des produits pétroliers depuis le milieu de l'année 2009. Les dépenses accrues en engrais conjuguées à la baisse des volumes produits entraîne le recul du revenu des exploitations de grandes cultures. Dans le secteur de l'élevage, le coût de l'alimentation animale pénalise le revenu de la quasi-totalité des orientations. Mais elle est compensée par une évolution favorable des prix dans l'élevage bovin laitier et l'élevage avicole.

Le revenu des exploitations de grandes cultures se replie à 37 300 euros

Dans les orientations végétales, c’est surtout l’évolution du coût des engrais qui a un impact négatif sur le revenu. Celle ci s’est amorcée en début d'année 2010 mais produit son plein effet sur la campagne 2011. Elle se conjugue avec la poursuite de la reprise des achats en volume après la forte réduction intervenue en 2009. Dans l'ensemble, les prix des céréales, oléagineux et protéagineux se maintiennent aux niveaux élevés de 2010. La sécheresse printanière a pénalisé les rendements céréaliers, à l’exception du maïs. Dans ces conditions, le revenu des exploitations de grandes cultures se replie de 22% à 37 300 euros en 2011.
Affectées par les conditions climatiques qui ont perturbé les calendriers de production et les conditions de commercialisation depuis le printemps 2011, les exploitations fruitières et maraîchères voient leur revenu tomber respectivement à 4 700 et 10 400 euros par actif en moyenne. En cumul triennal, le revenu de l'ensemble des orientations végétales est orienté à la baisse en 2011. La situation est toutefois nettement plus favorable en grandes cultures (– 2,7 % par rapport à 2010) que dans les autres spécialisations.

Le revenu des éleveurs bovins viande chute à 13 700 €

Pour les exploitations d'élevage, la hausse du prix des aliments composés entraîne une forte augmentation des dépenses d'approvisionnement. A l'exception des bovins maigres, les productions animales affichent des prix en hausse. Le volume de la production de gros bovins est stable. Celui de la production ovine progresse légèrement. La situation demeure toutefois difficile pour les éleveurs de bovins viande et les éleveurs d'ovins compte tenu du poids des charges. Bien que soutenu par les nouvelles aides mises en place en 2010, leur revenu s'inscrit en net recul en 2011 : 13 700 euros pour les éleveurs de bovins viande et 14 700 euros pour les éleveurs d'ovins.

En revanche, la hausse de la collecte laitière dans un contexte favorable de hausse des prix du lait se traduit par l'augmentation de la valeur de la production qui compense celle des coûts des consommations intermédiaires. Le revenu des exploitations spécialisées en élevage laitier s'accroît en 2011 (30 300 euros) mais reste sur une tendance baissière de moyen terme (-1,5 % par an en moyenne durant les cinq dernières années). Globalement, la valeur de la production des élevages hors sol progresse en 2011. Elle compense l'accroissement des charges et n'entraîne pas de baisse du revenu dans les exploitations avicoles. La situation des éleveurs porcins est plus difficile avec un revenu de 26 500 euros en 2011,  un net recul par rapport à 2010.

La situation des exploitations viticoles s'améliore en 2011. Le volume des vendanges est plus élevé qu'en 2010 et les prix de toutes les catégories de vins sont orientés à la hausse. Les charges d'approvisionnement varient peu dans l'ensemble. Le revenu des exploitations viticoles continuerait à se redresser dans l'ensemble. La tendance de moyen terme est toutefois très modérément haussière (+ 1,9 % par an en moyenne durant les cinq dernières années).

* Le revenu net d'entreprise agricole se déduit du résultat agricole net en retranchant la rémunération des salariés, 
les intérêts et les charges locatives nettes.

Source : Comptes de l’agriculture, revenu agricole.

S C d'après Agreste

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Commentaires5

  • Posté le vendredi 23 décembre 2011

    steph85
    etant producteur de viande, la fin de l année se trouve meilleur que prevu, mais que va t il se passer avec les dernieres relations, avec la turquie, je suis tres inquiet
    bonne fetes a tous le monde
  • Posté le vendredi 23 décembre 2011

    clartrist81
    prix en chute libre dans les legumes
  • Posté le jeudi 22 décembre 2011

    JR
    exact dans le secteur maraichage, nous avons vendu des courges à 0,10£le kilo pour la moitié de la récolte, l'autre moitié a été broyée
  • Posté le mercredi 21 décembre 2011

    GG
    exact geifelle, surtout qu'ont a prie une grosse secheresse!
    Mais ca,evidement,c'est pas dans les chiffres!
    Ca me prend 1/3 de mon CA cette année!
  • Posté le mardi 20 décembre 2011

    geifelle
    Comment pouvez-vous annoncer une hausse du prix du lait quand le GLAC en Charente ne paie que 300€ pour le mois de décembre, alors que des privés(département limitrophe) paient ses producteurs 312€.
    Attention à vos propos car le citadin va encore dire que les agriculteurs ne font que raler!!
    Bonnes fêtes de fin d'année tout de même.

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