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Le secteur agroalimentaire contribue positivement à la balance commerciale française

© Montage Réussir d'après Fotolia.com

Réussir Grandes Cultures

15/04/13
Grandes cultures

Le secteur agroalimentaire contribue positivement à la balance commerciale française

Le déficit de la balance commerciale française focalise l’attention. Mais que signifie cet indicateur et quel rôle y joue le secteur agroalimentaire ?

1. Marchandises en solde

La balance commerciale d’un pays exprime la différence entre ses importations et ses exportations. En France, ce terme couvre uniquement les échanges de marchandises, non les services (comptabilisés dans la balance des tran-sactions courantes). Le solde est appelé déficit commercial lorsqu’il est négatif (importations supérieures aux exportations), et excédent dans le cas contraire. Il constitue l’un des indicateurs de la compétitivité des entreprises nationales, ce qui explique l’attention dont il fait l’objet à chaque publication. La balance commerciale dépend toutefois de nombreux paramètres, dont certains ne relèvent pas directement de la compétitivité : taux de change, positionnement et différenciation des produits, accords commerciaux, démographie…

2. Le défi du déficit

Le déficit commercial de la France s’est creusé depuis le début des années 2000 pour atteindre plus de 67 milliards d’euros en 2012. La balance commerciale ne reflète pas à elle seule la santé économique du pays puisqu’elle n’intègre pas les services, dont l’importance va croissant. De plus, un déficit ou un excédent commercial n’est pas bon ou mauvais en soi, car tout dépend du contexte économique qui en est à l’origine. Un déficit temporaire peut ainsi traduire une forte reprise économique, comme le Mexique après 1990. À l’inverse, la légère embellie de la balance commerciale française enregistrée en 2012 provient d’une atonie de la demande intérieure qui n’a rien de réjouissant. Un solde négatif qui perdure, comme c’est le cas en France, est toutefois symptomatique de difficultés économiques dont les causes font l’objet de débats d’experts. En outre, les importations se paient en devises. Il convient donc d’équilibrer les sorties par les entrées, notamment grâce aux exportations, sous peine de créer de l’endettement.

3. Des céréales bien balancées

Dans ce contexte, le secteur agroalimentaire peut s’enorgueillir de contribuer positivement à la balance commerciale française. En 2012, son excédent s’élevait à 11,6 milliards d’euros, soit le deuxième poste positif derrière l’aéronautique. Les produits agricoles et des industries agroalimentaires ont totalisé 13 % des exportations nationales en 2011, contre 9 % des importations. Si le succès de ce secteur est avant tout tiré par les produits transformés (à commencer par les boissons), les produits agricoles bruts ne sont pas en reste. En 2011, les céréales ont dégagé un solde de plus de 7 milliards d’euros, et de 6,6 milliards en 2012. La balance est en revanche largement déficitaire pour les fruits (- 1,6 milliard d’euros en 2012) et pour les légumes (- 348 000 euros).

4. Richesse nationale

Une nouvelle approche des échanges commerciaux développée par l’Organisation mondiale du commerce éclaire d’une façon encore plus positive le rôle du secteur agricole et agroalimentaire pour l’économie française. Des données publiées récemment par l’OMC mettent en lumière, pour chaque secteur, la part de la valeur ajoutée des exportations revenant à des facteurs de production domestiques, et celle qui rémunère des facteurs de production étrangers (lorsque l’élaboration des produits exportés nécessite l’importation de produits intermédiares). Dans le cas des exportations agroalimentaires, plus de 80 % de la valeur est affectée à des facteurs de production domestiques, contre moins de 70 % pour les exportations du secteur textile, et à peine 60 % dans l’automobile.

Gabriel Omnès - Réussir Grandes Cultures Avril 2013
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