Les revendications en cours pour la filière maïs

Nicole Ouvrard - Réussir Grandes Cultures Octobre 2012

Epi de maïs en formation. © P. Cronenberger

Chrysomèle du maïs

L’insecte continue sa progression en Europe. Cet été en France, près de 2000 insectes ont été piégés en Rhône-Alpes (1 055 insectes) et en Alsace (876). On en comptait 1 500 l’an passé. Aucun insecte n’a été capturé en Aquitaine et en région Paca, contrairement à l’an dernier. Les maïsiculteurs réclament toujours la sortie de la chrysomèle de la liste des insectes de quarantaine. Pour le moment Bruxelles n’a pas donné suite, d’autant que trois États membres sont contre : l’Espagne, le Portugal et la Belgique.

PAC 2014-2020

Les producteurs de maïs sont préoccupés par la convergence des aides PAC. Selon une étude prospective réalisée par l’AGPM, les aides découplées représentent encore 30 % de l’excédent brut d’exploitation (EBE) en situation de marché favorable (190 euros/tonne) et plus de 50 % avec un prix de 140 euros/tonne. Les maïsiculteurs sont opposés aux propositions de la Commission sur la convergence, notamment la première marche de 40 % dès 2014. Et ils sont, évidemment, opposés au verdissement de la PAC, qu’ils considèrent inacceptable. « La monoculture de maïs doit rester possible », revendiquent-ils.

Nouveaux débouchés

Les utilisations non alimentaires du maïs dans l’Union européenne se sont élevées à 1,8 million d’hectares, soit 12,5 % des surfaces. Le biogaz vient en tête (900 000 ha), suivi du bioéthanol (500 000 ha), de la chimie du végétal (400 000 ha) pour finir par la chaleur et l’électricité à partir de cannes de maïs (10 000 ha). Concernant les biocarburants, la confédération européenne des producteurs de maïs (CEPM) s’oppose à l’application d’émissions de gaz à effet de serre liées aux changements indirects d’usage des terres (ILUC), considérant que l’évaluation n’est pas scientifiquement solide.

Traitement de semences insecticide

L’Efsa doit rendre d’ici le 31 décembre 2012 une évaluation du risque abeilles pour les insecticides de la classe des néonicotinoïdes. L’AGPM demande qu’il n’y ait pas de retrait de l’ensemble des molécules de cette famille.

Mycotoxines

La Commission européenne a accéléré en 2012 les discussions sur la fixation de seuils sur les mycotoxines T2 et HT2. La CEPM s’oppose au principe de l’établissement d’une réglementation. Après avoir proposé l’instauration de seuils réglementaires, Bruxelles serait désormais enclin à fixer une recommandation pour l’alimentation humaine et animale.

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier