Maïs : Un foyer de chrysomèle détecté en Lorraine

Un foyer de chrysomèle, insecte ravageur des cultures de maïs, a été détecté pour la première fois en région Lorraine, dans le département des Vosges

L'insecte a été repéré sur une aire d'autoroute à Sandaucourt, grâce à un piège à phéromones. Une menace considérée comme « sérieuse, mais qui ne doit pas conduire à l'affolement », d'après la direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (DRAAF).

Les producteurs se trouvant dans un périmètre d'un kilomètre autour de la découverte de l'insecte ont l'obligation d'abandonner la culture de la céréale pendant trois ans, période ramenée à 2 ans pour ceux situés entre 1 et 5 km. Jusqu'à 34 km autour de la zone, les agriculteurs peuvent choisir entre la rotation des cultures ou l'emploi d'insecticides.

Depuis cette découverte, aucune autre chrysomèle n'a été détectée par les 150 pièges à phéromones mis en place en Lorraine. « Ceci doit toutefois être interprété avec prudence, la menace demeure sérieuse », souligne Régis Mekdoud, responsable du pôle inspection à la DRAAF de Lorraine.

Ce coléoptère, dont la larve se nourrit des plants de maïs en causant d'importants dégâts, a été détecté ces dernières années en régions Rhône-Alpes, Bourgogne et Alsace mais c'est la première fois qu'il est repéré en Lorraine. Un autre insecte du même type a été capturé le 27 août dans le Jura.


Ce coléoptère originaire d'Amérique centrale s'est multiplié en France ces dernières années, notamment en Alsace. Il est aussi présent en Europe de l'Est, en Italie et en Allemagne, comme il l'a été dans les années 1990-2000 aux États-unis avant que ce pays n'en finisse grâce à la rotation des cultures et l'utilisation de maïs génétiquement modifié.

La chrysomèle du maïs a fait son apparition en Europe Centrale en 1992 et en France en 2001, en Île-de-France, ce qui a amené à la mise en place d'un réseau de surveillance.

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