Maïsadour s'allie avec Kouban pour se renforcer en Russie

Maïsadour s'allie avec Kouban pour se renforcer en Russie

La coopérative agricole française Maïsadour et la holding russe Kouban ont décidé de s'allier dans la production de semences en Russie avec l'objectif d'y lancer une nouvelle marque d'ici à trois ans.

Maïsadour Semences, contrôlée à majorité par la coopérative française, et Kouban, important producteur agricole du Sud de la Russie détenu par le milliardaire russe Oleg Deripaska, ont signé "une lettre d'intention en vue de lancer un partenariat dans les semences", ont-elles indiqué dans un communiqué commun.

"L'objectif est de fusionner la sélection scientifique dans les champs du maïs, tournesol, colza, ainsi que de réunir des actifs de production en Russie afin de se positionner sur le marché", est-il précisé.

Selon Oxana Krasnianskaïa, directrice pour la Russie de Maïsodour interrogée dans le journal russe Vedomosti, cet acteur majeur de l'économie du Sud-Ouest de la France compte investir entre 16 et 20 millions d'euros dans les cinq ans à venir dans ce projet, avec pour objectif de porter la part de production locale dans ses semences vendues en Russie de 10% actuellement à 80%.

Lancement d’une nouvelle marque dans les trois ans à venir

Les deux partenaires espèrent lancer en 2017 un "partenariat stratégique", ont-ils indiqué. Avant cela, Kouban va faire pousser dès le printemps prochain des cultures expérimentales à partir de semences fournies par Maïsadour. Les résultats seront analysés pour choisir les semences "correspondant à la demande du marché" qui seront retenues pour une production à plus grande échelle.

En cas de succès, les deux sociétés "vont collaborer pour lancer une nouvelle marque dans les trois années à venir". Kouban compte aussi commercialiser en Russie certaines semences de la coopérative française sous sa marque Ladojskiïé.

Maïsadour Semences SA détient 12 filiales à l'étranger et produit 20.000 hectares de semences en Europe. Les terres noires du Sud de la Russie sont très convoitées ces dernières années par les investisseurs étrangers. Depuis l'introduction en 2014 d'un embargo sur les produits agricoles européens, en pleine crise ukrainienne, les autorités russes ont fait du développement du secteur agricole une priorité.

En septembre, Maïsadour et sa concurrente Terrena ont annoncé leur intention de créer un leader européen de la production de semences en rapprochant leurs activités dont les territoires et les espèces travaillées sont "complémentaires", d'ici l'été 2016.

 

Source AFP

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