Nette hausse de l'usage des phytos en 2014

Christian Gloria

Nette hausse de l'usage des phytos en 2014
Les fongicides (ici sur pomme de terre) ont plus augmenté que le reste des produits phytos en 2014 par rapport à 2013, à cause de conditions climatiques favorables aux maladies. - © V. Marmuse

Près de 10 % de produit phyto utilisé en plus en 2014 par rapport à 2013. Les agriculteurs ne sont pas sur la voie de la réduction des phyto voulue dans le plan Écophyto 2.

Le Nodu (nombre de doses unités de produits) a augmenté de 9,4 % entre 2013 et 2014. Cet indice rend compte de l'évolution des utilisations des phytos en agriculture. Les résultats ont été publiés par le ministère de l'Agriculture courant mars. Le Nodu a également augmenté en moyenne triennale de 5,8 % entre la période 2011 à 2013 et 2012 à 2014. Cette hausse suit celle déjà constatée sur la période précédente et entre 2012 et 2013. « Ce sont principalement des fongicides et des herbicides qui expliquent cette évolution en zone agricole. Les conditions climatiques de 2014 ont favorisé les maladies sur les céréales et les ravageurs ont été particulièrement présents sur colza », explique le ministère dans sa note.

Des baisses de fréquence de traitement dans les fermes Dephy

Dans le réseau des 1 900 fermes Dephy, l'évolution est toute autre. « Toutes les filières qui y sont engagées ont diminué en moyenne leur indice de fréquence de traitement (IFT) entre leur entrée dans le réseau et l'année 2014 tout en conservant de très bons rendements », expose le ministère. La proportion de systèmes économes s'est accrue. Ces systèmes se caractérisent par un IFT inférieur à 50 % de la référence régionale. À titre d'exemple, ils sont passés de 33 % à 38 % des fermes Dephy spécialisées en grandes cultures. Ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll souligne ces « très bons résultats » et mettra tout en oeuvre pour amplifier la diffusion et le transfert de ces bonnes pratiques à d'autres exploitations agricoles. L'objectif de 3 000 fermes Dephy reste à l'ordre du jour, de même que celui de 30 000 exploitations devant être équipées en outils d'aide à la conduite développés au sein du réseau Dephy. Sans oublier les certificats d'économie de produits phytosanitaires (CEPP), avec une mise en oeuvre à compter de juillet 2016 chez les distributeurs de produits.

Source Réussir Grandes Cultures

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Commentaires 5

Titidu26

Pas besoin d'avoir fait de grandes études pour comprendre que la météo a un rôle majeur dans l'utilisation des produits phytos.

Titidu26

Pas besoin d'avoir fait de grandes études pour comprendre que la météo a un rôle majeur dans l'utilisation des produits phytos.

dasa

oui certains c'est par plaisir pour avoir des champs parfaitement propre sans rien qui depasse , pour d'autres c'est pour leur permettre de dormir la nuit ca leur evite de prendre du prozac ou du lexomil , et tout ce comprend quand on a du mal a savoir a combien a va acheter nos intrants d'une année sur l'autre, quand on ne sait pas a combien on va vendre notre production ( ni si ca couvre les couts de production) qu'en plus il faut subir l'aléas climatique qui peuvent etre nombreux, se proteger d'insectes, subir des corbeaux, de pigeons....bref quand on fait des situtations ultre precaire on fini par avir des gens qui prennent des assurances ca a un cout mais ca permet de savoir ou l'on va et dans ce cas là ou les cours sont archi faibles ca permet aussi au comercial pour 8 euro l'insecticide tu peux pas te permettre des années comme celle là de prendre le risque

les politiques prennent le probleme par le mauvais bout , on ultra precarise l'agriculture et on demande encore de limiter les certitudes , que les politiques commencent par securiser vraiment les revenus ensuite ils pourront interdire des pesticides....je le dis d'autant plus librement que je suis en bio et que le bio prends le chemin identique du convetionnel c'est a dire une organisation du marché qui fait que le consommateur doit payer le moins possible pour mettre son argent dans d'autres choses loisirs bricolage....
tant que les agriculteurs bio ou pas ne l'auront pas compris ....
c'est a se demander si aujourd'hui l agriculture ne devrait pas etre un service public

Le tessou

Le printemps 2014 pourri en terme de météo, a obligé un accroissement des traitements... Il faut des fruits parfait au niveau esthétique pour les vendre...

CLOCHE215

Est-ce que c'est par pur plaisir que nous utilisons les spécialités phytopharmaceutiques???

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