Oléoprotéagineux : Année difficile pour Sofiprotéol

Nicole Ouvrard

Le groupe Sofiprotéol a souffert en 2010 d'une baisse d'activité sur le biodiesel et d'un recul de la consommation en huile alimentaire.

Le groupe industriel et financier des filières oléoprotéagineuses veut se faire connaître du grand public. Il a organisé une conférence de presse pour afficher ses résultats économiques et a lancé une campagne de publicité début 2011.
Sofiprotéol, c'est un chiffre d'affaires de 5,6 milliards d'euros réalisé par les filiales industrielles et un excédent brut d'exploitation de 300 millions d'euros, deux chiffres en baisse par rapport à 2009.
« Pour l'activité Diester, les résultats ne sont pas au rendez-vous, reconnaît Philippe Tillous-Borde, directeur général du groupe. C'est le secteur qui a le plus souffert. Les grèves successives en 2010 nous ont obligés à stopper la livraison des raffineries et des dépôts de carburant. Les usines n'ont pas tourné à plein. » La production de biodiesel en France s'est élevée à 1,650 million de tonnes (Mt) contre 1,8 Mt en 2009 alors que les capacités de production sont de 2 Mt. « Une baisse de 200 000 tonnes, c'est beaucoup, insiste-t-il. De plus, depuis l'été, le prix des matières premières agricoles a monté plus vite que celui du gazole. Cet écart entre huile et gazole reste encore très élevé ». Le chiffre d'affaires de Diester Industrie et Diester Industrie International a reculé de 200 millions d'euros à 2,3 milliards d'euros. Le directeur général souligne que cette activité « risque de souffrir encore en 2011 d'un environnement défavorable ».

Diester Industrie a produit 200 000 tonnes de biodiesel en moins au cours de 2010. (S. Leitenberger)

Diester Industrie a produit 200 000 tonnes de biodiesel en moins au cours de 2010. (S. Leitenberger)

Chimie du végétal dynamique

Cette situation est partiellement compensée par la hausse de l'activité dans le domaine de la chimie renouvelable avec les sociétés Oléon et Novance, dont le chiffre d'affaires a été en 2010 de 510 millions d'euros (+ 16,5 %). « Nous connaissons une très forte demande en Asie et en Allemagne », se réjouit-il. La société Lesieur a elle aussi connu un recul de son activité dû à la crise, avec un chiffre d'affaires en baisse de 4 % à 685 millions d'euros. L'activité trituration avec la société Saipol, quant à elle, affiche un chiffre d'affaires de 1,7 milliard d'euros (1,58 ME en 2009). Après le rachat d'Expur en Ukraine, elle devrait poursuivre son internationalisation.

Source Réussir Grandes Cultures Mars 2011

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier