Plan de soutien aux grandes cultures : « il faut aller vite » selon Orama

Lise Monteillet

Plan de soutien aux grandes cultures : « il faut aller vite » selon Orama

Orama* estime que le plan de soutien aux céréaliers « correspond en grande partie » à ses propositions mais réclame « plus de dynamisme » dans sa mise en œuvre. L’Union syndicale souhaite aussi un allègement du paiement redistributif.

Les mesures comprises dans le plan de soutien

  • Les dispositifs de garantie des prêts par la banque publique d’investissement et d'année blanche bancaire ;
  • le dégrèvement d’office de la taxe sur le foncier non bâti (TFNB) ainsi que des délais de paiement ou des remises gracieuses des différents impôts et taxes ;
  • le report de paiement des cotisations MSA ;
  • l’assouplissement des conditions d’accès aux remboursements mensuels des crédits de TVA;
  • l’invocation du cas de force majeure pour bénéficier des aides Pac même lorsque des évènements climatiques empêchent de se conformer aux règles ;
  • des dérogations concernant l’implantation des cultures intermédiaires pièges à nitrates.

« C’est bien avant le début du mois d’octobre que devra être prêt le plan de soutien gouvernemental afin de lancer le nouveau cycle de production dans de bonnes conditions », réagit Orama, dans un communiqué. L’union syndicale exhorte Stéphane le Foll, le ministre de l’Agriculture, à passer la vitesse supérieure « pour aboutir plus vite à plus de concret ». Annoncé hier, ce plan prévoit plusieurs dispositifs pour aider les exploitations en difficulté.

Rien sur le paiement redistributif

Ces mesures correspondent en grande partie aux propositions d’Orama. Avec un bémol : Stéphane Le Foll ne s’est pas encore prononcé sur l’évolution de la part des aides Pac qui sera consacrée au paiement redistributif, en 2017. « Le ministre de l’Agriculture (…) doit renoncer à augmenter comme prévu, au détriment des producteurs de grandes cultures, la part des aides de la Pac consacrées aux aides supplémentaires sur les premiers hectares de chaque exploitation », écrit Orama. 

* Union syndicale constituée par l’AGPB, l’AGPM et la Fop

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Commentaires 10

CLOCHE215

il faut aller vite.!!! et à force de se précipiter,est-ce que la direction prise soit la bonne??? le passé a prouvé le contraire....on nous prends pour des i.......

roro

et voila les cerealiers ont meme pas besoin de voir l'etendue des pertes et hop un plan d'aide leur est accordé sans rien faire,nous en elevage de nombreuse manif beaucoup d'eleveurs ruiner pour avoir ce plan

nicotcs

@JO, ces chiffres ne correspondent plus à la réalité 2016, mais plutot années 90. En région centre toutes les charges d'un blé c'est 1400-1500€ maintenant moins aides PAC 250€(eh! oui ce n'est plus au dessus des 300€), il faut donc 1200€ de ventes de céréales pour équilibrer, à 4T/ha cette année à 140€/ha (si qualité correcte) il manquera donc plus de 600€/ha,sachant que les 2 années ecoulées ont vidés les tréso et les économies des 10 années précédentes, il n'y a plus rien mis à part un rééchelonnement des annuités

gg44

non steph je n'ai participé ni aux élections ni au soutiens du gouvernement
mais je vois bien que quelques soit les gouvernements que la bande a beulin a toujours gain de cause dans le soutiens de la hiérarchie agricole alors que le besoin est autre

gibero

nombres de commentaires sont pitoyables, toujours opposer les cerealiers contre les eleveurs n a aucun sens ; certains eleveurs ont une situations financiere bien plus saine que des cerealiers de ma region( la charente); un conseil chers amis , avant de sortir des clichés (des aneries)on s informe

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