Poser le bon diagnostic adventices

Christian Gloria - Réussir Grandes Cultures Juin 2013

Poser le bon diagnostic adventices
Il faut composer avec les adventices, trouver le meilleur équilibre possible avec la culture. © C. Gloria

Les adventices sont le poil à gratter des agriculteurs. Qu’on les détruise avec tous les moyens à disposition et elles reviennent salir les parcelles. Notre dossier donne des éléments de biologie des mauvaises herbes pour élaborer les meilleures stratégies de maîtrise.

Pour en savoir plus

Poser le bon diagnostic adventices

Voir Dossier de Réussir Grandes Cultures de mai 2013. RGC n°269 p. 40 à 49.

L’efficacité d’un désherbage repose sur un bon diagnostic du salissement de sa parcelle. Quelles sont ces mauvaises herbes qui lèvent ? Bien les reconnaître, c’est se donner les meilleures chances de les combattre avec les moyens adaptés à la flore adventice dominante en présence. Toutes les graminées se ressemblent mais quelques détails sur les plantules suffisent à les identifier à des stades très jeunes. Pour les dicotylédones, la diversité des espèces est importante. Une observation détaillée, des cotylédons jusqu’aux feuilles, aboutira à la bonne détermination. Le dossier donne les premières clés pour la reconnaissance jusqu’à l’espèce des adventices.
Pourquoi chercher une telle précision sur la connaissance de ces plantes indésirables ? Chaque espèce se caractérise par un niveau de nuisibilité qui lui est propre sur une culture. Un pied de gaillet n’aura pas la même incidence sur le rendement de la culture que celui d’une véronique. Mais l’impact d’une mauvaise herbe varie selon le mode de production et il ne se résume pas à sa concurrence vis-à-vis de la culture pour l’alimentation du sol et la lumière. La plante déploie son arsenal de graines qu’elle peut produire par milliers et auxquelles elle donne le pouvoir de « sommeiller » des années dans un sol avant de germer. Connaître les caractéristiques grainières d’une mauvaise herbe permet d’échafauder un plan de lutte pour rendre ses semences les moins préjudiciables possibles sur la longueur d’une rotation culturale.

Panoplie herbicide en faiblesse

Des leviers agronomiques (travail du sol, décalage de semis…) permettent de réduire le stock semencier du sol à un niveau acceptable pour la culture… et l’agriculteur. À une époque où la panoplie herbicide donne des signes de faiblesses (résistances, moins de produits, restrictions d’utilisation), il est plus que jamais important de recourir à ces moyens de contrôle des adventices.
En dépit de tous les efforts, les mauvaises herbes ne disparaîtront pas du paysage agricole. Comme le prouve le suivi dans le cadre d’un réseau de biovigilance, elles évoluent avec le temps et les pratiques agricoles, mais elles sont toujours présentes. Sur le colza, la domination des géraniums est née de leur faible sensibilité aux herbicides existants et d’un mode de culture qui leur est favorable. Mais cela peut changer. Il faut composer avec les adventices en présence et trouver le meilleur équilibre possible avec la culture. Un brin de malherbo-écologie à appliquer à sa parcelle en somme.

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