Recherche variétale : Des brasseurs plaident pour les semences certifiées

Des brasseurs et des semenciers ont plaidé pour l'utilisation par les agriculteurs de semences certifiées pour « soutenir la recherche et préparer l'avenir » au moment où le secteur agricole traverse une grave crise.

« En tant que malteur et industriel, nous sommes très attachés à la variété (d'orge) car c'est le premier critère qualitatif », a déclaré Christian Leveau, responsable du développement variétal des malteries Soufflet. « Si la recherche s'arrête, il sera difficile d'innover dans nos métiers, c'est pour cela que la filière se mobilise pour sauver cet aspect recherche », a-t-il poursuivi.

« La semence certifiée, c'est un investissement pour l'avenir, pour financer la recherche et pour l'autosuffisance alimentaire de l'Europe », a déclaré Jean-Marc Dupré, vice-président de la Fédération nationale des agriculteurs multiplicateurs de semences.

Les semenciers s'inquiètent notamment de l'utilisation de plus en plus fréquente en période de crise par les agriculteurs des semences de ferme, c'est-à-dire la production par les agriculteurs de leurs propres semences. Selon les semenciers, la certification représente pour l'agriculteur un coût de 9 à 11 euros du quintal.

Gilles Fourquin, directeur général de la société Secobra, sélectionneur d'orge et de blé pour la culture brassicole, prédit un « automne catastrophique » en raison de la situation difficile des agriculteurs. « Nos ventes d'orge d'hiver ont baissé de 9% à l'automne dernier », a-t-il ajouté. M. Fourquin a notamment évoqué l'idée d'« élargir aux semences de ferme la CVO (Cotisation volontaire obligatoire, taxe en faveur de la recherche variétale appliquée uniquement sur le blé tendre) ».

Source AFP

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