Semis 2013 : stabilisation des surfaces de maïs et augmentation de celles de blé tendre

Semis 2013 : stabilisation des surfaces de maïs et augmentation de celles de blé tendre

Avec 9,4 millions d’hectares en 2013, les surfaces céréalières devraient être proches de la moyenne des cinq dernières années. La répartition de l’assolement serait plus habituelle qu’en 2012 où le gel tardif de février avait conduit à des semis record en céréales de printemps.

Après une année 2012 marquée par des destructions de cultures d’hiver, en 2013, la sole céréalière et oléagineuse devrait retrouver une composition plus habituelle. Néanmoins, l’hiver ainsi que le printemps pluvieux ont pénalisé les cultures d’hiver dans toute la moitié Nord de la France, allant parfois jusqu'à entraîner des retournements de parcelles. De plus, le mois de mars humide et froid a retardé leur développement, ainsi que les semis des cultures de printemps. Ce n’est qu’à partir de la seconde semaine d’avril, que le radoucissement des températures et le retour de journées ensoleillées ont permis une reprise de la croissance pour les cultures d’hiver ainsi que et le ressuyage des terres pour la poursuite des semis de printemps.

D'avantage de blé tendre

Les surfaces de blé tendre devraient ainsi gagner 117 milliers d’hectares par rapport à 2012 et, avec près de 5 millions d’hectares, seraient proches de leur niveau de 2011. Elles retrouveraient un niveau moyen dans les régions affectées par le gel en 2012. Néanmoins les Pays de la Loire, les Poitou-Charentes et le Centre devraient enregistrer un recul.

Moins d'orge de printemps mais plus d'orge d'hiver

Avec 1,6 million d’hectares, la sole d’orge devrait quant à elle diminuer en comparaison au niveau élevé de 2012. A l’inverse de l’an dernier, cette année la répartition entre orge d’hiver et orge de printemps (70 % et 30 %) se rapprocherait de la moyenne quinquennale. Les surfaces d’orge d’hiver augmenteraient de 121 milliers d’hectares pour l’essentiel les régions le plus touchées par le gel en 2012, telles que la Lorraine, la Bourgogne, et la Champagne-Ardenne, régions dans lesquelles la sole d’orge de printemps perdrait 20 hectares.

Diminution de la sole de blé dur

Concernant le blé dur, dans un contexte de prix défavorable face à celui du blé tendre au moment des semis, après une légère reprise en 2012, les surfaces reculeraient en 2013 à 400 milliers d’hectares. Une baisse particulièrement concentrée sur les principales régions productrices que sont les Midi-Pyrénées, le Centre et les Poitou-Charentes.

Colza : baisse des surfaces

En lien avec les conditions climatiques défavorables, la sole de colza est estimée à 1,5 million d’hectares, soit un recul de 128 milliers d’hectares par rapport à 2012. En effet, suite aux fortes précipitations de cet hiver, le colza a rencontré des difficultés d’implantation et de levée dans certaines régions de France, impliquant parfois des retournements de parcelles.

Retard des semis de maïs

Enfin, la sole de maïs grain (y compris semences) devrait être stable par rapport à 2012 (1,7 million d’hectares). Et la perte de 40 milliers d’hectares en Alsace, Lorraine et Pays de la Loire, devrait se compenser par une hausse équivalente des surfaces en Poitou-Charentes, Midi-Pyrénées et Centre. Cependant, il faut noter que les semis ont été plus tardifs que l’an dernier avec en moyenne, seulement 46 % des surfaces de maïs grain semées au 1er mai, contre 54 % à la même période l’année passée.

Source Agreste conjoncture

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