Semis record de maïs aux USA

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Semis record de maïs aux USA
L'USDA estime les superficies dédiées au maïs à 38,8 millions d'hectares aux USA (DR)

Dans son rapport sur les semis, l'USDA estime les superficies dédiées au maïs à 38,8 millions d'hectares (Mha) en 2012, en hausse de 4% par rapport à 2011 et de 9% par rapport à 2010. Un chiffre proche du record historique de 1937 !

Le marché avait déjà anticipé une augmentation de la sole maïs US dans la fourchette 38-38,5 millions d’hectares. Les semis de blé devraient quant à eux progresser de 3%  à 22,6 Mha contre 22 Mha en 2011, au détriment du soja qui perdrait 1% à 29,9 Mha contre 30,3 Mha en 2011 (en recul de 5% par rapport à 2010).

Dans un second rapport, l'USDA indique que les stocks américains au 1er mars 2012 reculent de 8 % pour le maïs et de 16 % pour le blé, tandis que ceux de soja augmentent de 10 % par rapport à l'an dernier.

« Il va falloir négocier avec prudence les derniers stocks de l'année dernière", estime  Bill Nelson, de Doane Advisory Services. "On pourrait se retrouver à cours de maïs".

La différence de prix entre les deux campagnes s’accroît

« L’état des stocks actuel conjugué à la demande de la part de la Chine qui reste soutenue, devraient conduire à un besoin de rationnement à l’international des exportations origine américaine d’ici à la prochaine campagne » confirme Agritel dans sa lettre hebdomadaire. Le seuil des 5 % de ratio stock/consommation pourrait en effet être franchi à la baisse pour la campagne 2011/2012.

« Les perspectives d’emblavements record aux USA conjuguées à des emblavements probablement en forte hausse sur l’ensemble du continent européen (y compris Ukraine), devraient donc changer la donne pour la campagne future, sous réserve de climat clément.  Ainsi la différence de prix entre les deux campagnes s’accroît encore et les conditions climatiques de printemps seront déterminantes pour l’évolution des cours », conclut Agritel.

En France, la sole de maïs pourrait progresser de 2 à 3 % pour cette année 2012. Le maïs devrait en effet participer à la substitution des cultures touchées par le gel, en particulier dans l’Est de la France,

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