Un plan pour redynamiser l'apiculture française

Un plan pour redynamiser l'apiculture française

Le gouvernement lance un plan sur trois ans pour redynamiser l'apiculture française. Il prévoit de diminuer la mortalité des abeilles, restructurer la filière, former les jeunes... Pour les interdictions de pesticides, le ministre s’en remet aux décisions de la Commission européenne.

C'est chez un couple d'apiculteurs de son fief de la Sarthe que le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a dévoilé les grandes lignes de ce "plan pour le développement durable de l'apiculture" destiné à "faire de la France l'un des grands pays apicoles de l'Union européenne".

Son constat : la filière manque cruellement de "bras et d'ailes" puisque plus de 50% du miel consommé en France est importé. Et elle n'est pas suffisamment structurée : plus de 90% des apiculteurs ont moins de 30 ruches et seuls 1.600 (4%) sont "professionnels". Le plan de développement durable présenté identifie plusieurs grands chantiers : Professionnaliser la filière apicole, améliorer l’état sanitaire des cheptels, développer une biodiversité nécessaire à l’apiculture ou encore,  limiter l’impact des pesticides.

Le ministre veut notamment créer une spécialité "apiculture" dans les BAC pro et BTS. L'objectif : 200 à 300 installations par an, a-t-il détaillé. Son plan, doté de 40 millions d'euros sur trois ans, ne prévoit cependant aucune nouvelle interdiction de pesticide.  Car plutôt que de prendre des décisions en France, le ministre estime que "le mieux est de les prendre à l'échelle européenne" pour éviter de mettre les agriculteurs français en situation de "concurrence déloyale".

Pour améliorer "la préservation de la population d'abeilles", le ministre veut  créer un observatoire des résidus de pesticides dans l'alimentation de l'abeille et organiser la lutte contre le frelon asiatique, grand prédateur d'abeilles classé comme "nuisible" en 2012. Il s’agit « d’objectiver le problème de santé des colonies d’abeilles par une approche multifactorielle des troubles des colonies », précise le document du ministère.

"Zéro néonic et l'abeille vivra"

"Ce plan va dans le bon sens" et jamais aucun plan apiculture n'a dégagé autant de moyens, commente Olivier Belval, président de l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf), qui dit représenter 700 apiculteurs professionnels et 40% des apiculteurs. Mais "2013 sera une année avec pesticides et nous sommes déçus", ajoute-t-il.

Une quinzaine d’apiculteurs attendaient le ministre vendredi à l'entrée de l'exploitation avec des pancartes "zéro néonic et l'abeille vivra", en référence aux néonocotinoïdes accusés d'être dangereux pour les abeilles. Rappelons que la Commission européenne a proposé la semaine dernière d'interdire pendant deux ans l'utilisation de certains pesticides sur quatre types de cultures (maïs, colza, tournesol et coton). "La France soutiendra la position de la Commission", a assuré le ministre, avec l'espoir qu'elle soit adoptée à l'échelle européenne pour l'été.

 Mais "il faut aussi qu'on se donne le temps de régler l'ensemble des autres problèmes. Est-ce que ça a un impact ou pas sur les productions de céréales ? (...) Quelles sont les alternatives ?", a-t-il demandé.  Pour l'Union des industries de la protection des plantes, qui accueillent favorablement la mise en place de ce plan, "la réussite d'un tel plan ne passera que par un travail collectif et multi-partenarial, basé sur le respect et la compréhension de tous les acteurs impliqués".

Pour visualiser le détail du plan, cliquez ICI 

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Commentaires 1

ulysse40

apiculteur esclavagiste
il faudrait que les apiculteurs soit des agriculteur pas des pre retraites qui cherche afaire du miel sur le dos des abeilles en vidant les ruches deux fois par ans une fois a la fin du printemp et la seconde fois a la fin de l'ete en leur laissant pour passer l'hiver que de l'eau avec du sucre
je ne connais aucun eleveurs qui vand tout son foin et donne a manger a ses vache de la paille et de l'eau pour passer l'hiver

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