Une offre mondiale étriquée pour les exportations de blé dur

Gabriel Omnès - Réussir Grandes Cultures Novembre 2011

Sacs de blé dur sur le marché au grain de Casablanca. (M.-A. Carré)
Le Canada ne pourra pas faire mieux en 2011 qu'en 2010.

Petite forme pour le triumvirat qui alimente la majeure partie des échanges mondiaux de blé dur : les exportations cumulées du Canada, des États-Unis et de l’Union européenne devraient totaliser 6,3 millions de tonnes en 2011-2012, soit 1,5 Mt de moins que l’an passé.

Les États-Unis seront même importateurs nets pour plus de 500 000 tonnes en raison d’une récolte amputée de moitié.

L’UE à 27 voit elle aussi ses visées exportatrices revues à la baisse suite à une production rognée de 1 Mt.

Le maître du marché du blé dur, le Canada, a certes redressé sa récolte à 3,8 Mt cette année après la "gamelle" qualitative et quantitative de 2010. Il ne pourra pourtant pas faire mieux que les 3,3 Mt exportées l’an dernier, ce qui avait déjà nécessité de prélever dans les stocks des volumes qui font défaut aujourd’hui.

Le Mexique ne renversera pas cette tendance étriquée, avec un disponible exportable évalué à 650 000 tonnes, contre 770 000 tonnes exportées en 2010-2011 et 1,1 Mt en 2008-2009.

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