[Video] Céréales : La baisse de l’euro booste les exportations françaises

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[Video] Céréales : La baisse de l’euro booste les exportations françaises

Les exportations de blé et orge français vers pays tiers restent dynamiques du fait de la bonne compétitivité des origines européennes. Mais la baisse annoncée des exportations de blés russes pourrait surtout profiter à l’origine allemande.

Depuis le mois d’octobre, les chargements de blé et d’orge au départ des ports français s’effectuent à un rythme élevé. Un dynamisme de nos exportations céréalières essentiellement lié à la baisse de l’euro qui rend notre production très compétitive, notamment par rapport à l’origine américaine mais aussi face aux blés en provenance de la mer Noire.  

L’origine française plébiscitée par l’Egypte

C’est à destination de l’Egypte que l’origine française est notamment plébiscitée. Le GASC, bureau gouvernemental égyptien des achats de céréales, a acheté 240.000 tonnes de blé cette semaine et  180.000 tonnes début janvier,  confortant ainsi la France comme premier fournisseur du GASC, devant la Roumanie. A fin décembre, 650.000 tonnes de plus avaient déjà  été embarquées par rapport à  la campagne précédente à fin décembre.

Les exportations françaises de blés vers l’Algérie (premier débouché français) sont, par contre, en diminution de 48% par rapport à la campagne précédente, du fait essentiellement de la baisse globale des achats de ce pays. Les volumes expédiés vers le Maghreb s’élèvent à seulement 1,8 Mt à fin décembre, malgré une hausse des achats marocains. Le bilan export est contrasté pour les autres grandes destinations de blés français : bilan comparable à l’an passé pour les pays d’Afrique sub-saharienne mais baisse des volumes embarqués vers Cuba, du fait du dégel des relations entre Cuba et les USA.

Fait nouveau : des blés fourragers ont été chargés vers des destinations inhabituelles comme les Etats-Unis, la Corée du Sud ou la Thaïlande. Des exportations « qui témoignent du caractère atypique de cette campagne », d’après FranceAgriMer.

Baisse de 2,3 Mt des exportations russes

Globalement, l’Office agricole révise légèrement à la hausse ses prévisions globales d’exportation vers Pays-Tiers (8,8 Mt contre 8,5 Mt le mois dernier). Un bilan qui ne tient pas compte des marchés qui seront à prendre dans les prochains mois du fait de baisse des exportations russes de céréales. Dès le 1er février, le gouvernement russe va en effet instaurer une taxe  d’un minimum de 35 €/t sur ses blés exportés.

En conséquence, les prévisions d’exportation de ce pays ont été révisées à la baisse de 2,3 Mt. Un marché, selon FranceAgrimer, qui profitera à l’origine européenne mais plus probablement à l’Allemagne dont les blés, en terme qualitatif, se rapprochent  le plus des blés russes. « Nous allons être confrontés à la concurrence croissante de l’Allemagne mais aussi de la Lituanie et de la Pologne » précise Olivia Le Lamer, chef de l’unité grandes cultures à FranceAgriMer, notamment vers des destinations comme l’Iran ou l’Arabie Saoudite.

Le stock de fin de campagne de blés français  (2014/2015) est légèrement révisé à la baisse à 4,3 Mt (au lieu de 4,5 Mt en déc. 2014), mais il reste lourd. « Dès qu’un marché passe, il va falloir le saisir » résume Rémi Haquin, président du Conseil spécialisé pour la filière céréalière.

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